LIVRE XXIX. — SATURNE
noins en augmentant, parce que le mouvement apparent iu Soleil est plus considérable que le sien. Ensuite on ^oit ce mouvement se ralentir, puis s'arrêter pendant [uelque temps : la planète alors stationnaire, et comparée I rœil nu aux étoiles, pourrait être prise elle-même pour m de ces astres proprement dits.
A la station succède un mouvement rétrograde ou lirigé de Forient à Toccident, dont le maximum a lieu e jour de Topposition. Ce mouvement se ralentit ensuite usqu'à ur^ position où Saturne est de nouveau staionnai'-'
Après ^a seconde station, la planète, toujours rapportée lux étoiles, reprend graduellement son mouvement direct usqu'à la conjonction suivante , pour présenter Tannée f après la même série de phénomènes.
La planète devient stationnaire lorsqu'à l'orient ou à 'occident elle est distante du point d'opposition de 109*. L'arc de rétrogradation est d'environ 6' et le temps em- )loyé par la planète à le parcourir est de 139 jours.
Le temps que met Saturne à parcourir tous les points
le son orbite, à faire le tour entier du ciel, ou la durée
le la révolution sidérale, est de 29 ans 5 mois 16
ours.
Le temps qui s'écoule entre deux conjonctions, ou la
tarée de la révolution synodique, est de 1 an là jours.
4 mouvement direct de Saturne dure 239 jours, le mou-
cment rétrograde 139 jours.
Le mouvement de Saturne s'exécute dans une orbite
Iliptique dont le plan fait avec le plan de l'écliplique
n angle de 2* 29' 36".
A.-fV. 28
L'inclinaison de Torbite de Saturne sur Féquateur terrestre est de 22- 38' 4r.
Le périhélie, c'est-à-dire rextrémîté du grand axe de Tellipse la plus voisine du Soleil, ne reste pas fixe im le ciel : le grand axe a un mouvement direct en verlo duquel ce périhélie correspond successivement à différentes constellations.
L'excentricité de l'orbite de Saturne est de 0.056.
La distance moyenne de la planète au Soleil est de 9.539, la distance moyenne du Soleil à la Terre étant l La distance du périhélie est de 9.005, et celle de l'aphélie de 10.073.
La longitude du périhélie est de 89* 8' 20*"; celle da nœud ascendant, de 111' 56' T; la longitude moyenne de l'époque (1"^ janvier 1800) est de 123" 6' 29^.
Ces éléments résultent, pour la plupart, des tables à Bouvard. I^s autres sont des conséquences de la théorie des perturbations dont nous avons démontré la légitimité (liv. XXIII, chap. iv, p. 16 à 2A.).
Saturne ne présente pas de phases sensibles, ce qui peut s'expliquer, sans lui supposer une lumière propre, par la distance considérable du Soleil à la planète. Des phénomènes dont nous parlerons dans le chapitre m, prouveront que c'est au Soleil qu'il emprunte sa lumière.
Les quantités de chaleur et de lumière envoyées par k Soleil à la Terre étant 1, les quantités reçues à la surface de Saturne sont 0.011.
La masse de Saturne, rapportée à celle du Soleil prise pour unité, est de j—. Sa densité est de 1.09, celle de la Terre étant 1. La pesanteur à sa surface est 1.09,