‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 297 sur 582 · LIVRE XXIX. — SATURNE · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX. — SATURNE

ières observations de deux objectifs de Campani, de 2'^.llS et de 44". 18 de foyer, et ensuite de deux noueaux objectifs de 29".24 et de 22". 74. Ces grandes intilles étaient employées sans tuyaux : Cassini les plaait tantôt sur l'Observatoire , tantôt à Textréroité d'un rand roftt, tantôt enfin sur une tour de bois qui avait té transportée de Marly à Paris.

On jugea à propos, à Toccasion de ces découvertes, le frapper une médaille portant pour inscription : Saturni aiellites primum cognitù

Les environs de Saturne avaient été si complètement ixplorés dans la vue d'y trouver des satellites que le lujet semblait épuisé; mais des nouvelles de Slough ipprirent, en 1789, combien on se trompait. Le 28 ioût de cette année, le grand télescope de 12".67 flgnala à Herschel un satellite plus voisin encore de Tanneau que les cinq déjà observés.

Grâce à la puissance prodigieuse du télescope de 12".67, un dernier satellite alla s'interposer, le 17 septembre 1789, entre le précédent et l'anneau. Ce septième satellite découvert est d'une faiblesse extrême; Berschel parvenait cependant à le distinguer quand les circonstances étaient très-favorables, même à l'aide d'un télescope de 6". 50.

Les orbites des deux derniers satellites découverts ont des dimensions très-petites ; ces astres se trouvent donc souvent derrière la planète ou se projettent sur son disque. Dans d'autres circonstances, la lumière de l'anneau près duquel ils circulent les efface entièrement Quand l'anneau se présente par la tranche, quand il

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s'oiïre à nos regards sous la forme d'une ligne lumineuse excessivement étroite , les satellites semblent, le long de cette ligne, des grains de chapelet brillante pi mobiles.

Saturne se trouvait déjà armé de sept satellites dont l'un, comme on peut le voir par le tableau des durées des révolutions, données dans le chapitre précédent, tounie autour de la planète en 22 à 23 heures. Une Lune faisant sa révolution entière en moins d'un jour, n'est p^ une des moindres singularités de la plus singulière planète que le firmament ait offerte aux regards des hommes. Cassini avait déjà remarqué que les temps de^ révolutions et les dimensions des deux satellites qu'il avait découverts en 168& satisfaisaient à la troisième loi d^ Kepler.

Un dernier satellite de Saturne a été découvert presque simultanément, en septembre 1848, par M. Bond, i Cambridge, dans les États-Unis, et par M. Lassell 4 Liverpool, en Angleterre. Ce satellite est compris entre le satellite de Cassini, le plus éloigné de la planète, etl le satellite de Huygens.

Les longs intervalles qui se sont écoulés entre les époques des différentes découvertes que nous venons de raconter, s'expliquent par les difficultés que présentaienr les observations. Il était réservé au père Vico et à ses collaborateurs du Collège romain de prouver que les plus petits satellites de Saturne peuvent être vus et observés avec des lunettes d'une puissance médiocre. Il faut, pour cela, couvrir avec un écran opaque Tanneaa et la planète, la lumière do ces deux portions de l'astre

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