LIVRE XXIX. - SATURNE
Panneau se voyoit par son épaisseur, à une époque où elles se présentaient comme des protubérances, ne s'accordaient point avec les positions des sept satellites alors [X)nnus. En existait -il un autre? Ce nouveau satellite pouvait servir à coordonner les faits, mais en lui attribuant une révolution de lO'* 32" 15\ La troisième loi de Kepler placerait un pareil satellite dans la largeur de l'anneau, entre les bords intérieurs et extérieurs. Â moins le supposer, ce que personne ne voudra faire, que la Qoatière de ce corps singulier est suffisamment fluide pour permettre à un satellite de le parcourir librement , on est forcé de reconnaître que les taches observées étaient des parties intégrantes de Tanneau ; que les 10** 32" 15* sont la durée de la rotation de ce pont immense. Les taches lumineuses dont les déplacements conduisirent à ce résultat numérique étaient situées sur Tanneau extérieur.
Citons maintenant des faits qui paraissent en contradiction avec la conséquence qui se déduit des observations d'Herschel. Cassini vit, le 8 décembre 1671, qu'une des anses dç l'anneau était encore un peu visible. Ce phénomène ne pouvait guère s'expliquer qu'en supposant que l'anneau, au lieu d'être parfaitement plat, présentait certaines ondulations; et comme il persista pendant un temps fort long, il n'était pas possible d'admettre que la protubérance s'était portée d'un côté à l'autre de la planète par un mouvement de rotation rapide.
En 171 ft, le 12 octobre. Ma raidi observa Saturne avec une seule anse persistante du côté de l'occident. Le 22 mars 1715, le même astronome ne voyait qu'une
faible trace de Tanse occidentale ; du côté opposé m n'était perceptible. Varela, le 6 octobre 1773, nevoyui à Cadix que Tanse occidentale, et cela dora un tempe beaucoup plus long que celui qui eût été nécessaire pûor qu'en vertu du mouvement de rotation , la partie visibk de cette anse pass&t de l'occident à TorienL
Herschel lui-même voyait Saturne, en 177&, avec une seule anse, et le phénomène était permanent. Le k jao^ 1803, Harding ne distinguait de traces de Fanneau qui Touest de la planète ; la ligne très-fine visible de ce co^ offrait une proéminence sensible qui restait immobile Cette proéminence ne pouvait être un satellite , ainsi (p» le montra le calcul. Le 1&, la ligne lumineuse se voyu des deux côtés de la planète, et la proéminence observé 'a première fois par Harding s'apercevait à la mêm place. Deux nouvelles proéminences, découvertes pa Schrœter, furent observées pendant toute la nuit; elle ne se déplacèrent pas dans l'intervalle de huit heure que durèrent les observations. Des observations faites le jours suivants avec des télescopes de 2"". 27, de &".^ et une lunette de DoIIond de S'^.SS, conduisirent àli même conséquence.
Duséjour déduisit de la discussion minutieuse de plu sieurs disparitions de l'anneau, la conséquence que se deux faces ne sont pas également aptes à réfléchir h lumière du Soleil. C'est un point que les observation! ultérieures permettront seules de décider, et qu'on doil reconmiander à l'attention des astronomes.
Les observations d'Harding et de Schrœter, et celles d€ 1774, de 1773, de 1714 et de 1671 ne confirraenfpa^