LIVRE XXXIl. — SAISONS ET CLIMATS
iinmence réellement le rôle de Tastronome et du phyûen. C'est en approfondissant ces questions qu'on arrive expliquer la diversité des températures terrestres, dans $ douze mois de Tannée, dans les lieux différemment wés, sur les côtes orientales comparées aux côtes cidentales des continents, sur des plateaux élevés ou es du niveau de la mer, etc.
Partons des expériences de cabinet à Taide desquelles s physiciens ont établi qu'un corps, quel qu'il soit, se et en communication rayonnante, même à travers le le le plus parfait, avec tous les corps, plus chauds ou us froids que lui, composant l'enceinte matérielle dont est entouré. Demandons -nous ensuite ce qui arrive rsque les espaces célestes forment une partie de l'eninte dans laquelle on opère.
La température de notre atmosphère va rapidement 1 diminuant à mesure que l'on s'élève. Ce résultat mbie impliquer que l'espace dans lequel la Terre se )uve comme suspendue, est très-froid. Si l'atmosphère l'espace se comportent à la manière des corps froids dinaires, les corps terrestres d'une température élevée I seulement modérée qui pourront rayonner, enverront instamment vers l'atmosphère et vers l'espace dans quel notre globe se meut, une quantité de chaleur iriable avec leur nature et leur température propre. felte quantité de chaleur perdue sera-t-elle restituée par ne cause quelconque? La restitution variera-t-elle en uantité aux diverses époques de l'année? Tel est le protéine que nous devons chercher à résoudre. La chaleur solaire est la cause première, nous pour-
rions presque dire, la cause unique du phénomène d*saisons. Seulement cette cause est notablement modifiée dans ses effets, suivant la nature particulière des matiî n^ terrestres, liquides ou solides, qu'elle va frapper et ([.i l'absorbent en partie.
Lors même que le Soleil, dans un certain temps, ve • serait la même quantité de chaleur sur deux maticH données, également absorbantes, mais de natures dirrentes, des absorptions égales n'élèveraient pas égaleme:! les températures des deux corps. En effet, on n'a qu'à se rappeler les nombreuses variétés de terrains que k géologues ont signalées sur la surface du globe. Or N diverses substances ont des chaleurs spécifiques très-diF férentes (chap. ix, p. 549), et par conséquent leun températures s'élèvent très-différemment pour la ménï quantité de chaleur absorbée.
La matière terrestre transmet-elle, propage-t-elle faci lement la chaleur? La chaleur absorbée, provenante Soleil, se répand en peu de temps dans une grandi épaisseur ; la surface n'est jamais très-chaude.
La matière terrestre possède- 1- elle des propriété inverses? Toute la chaleur absorbée se concentre, ej quelque sorte, à la surface et en élève considérableiDed la température.
Ainsi, pour des lieux semblablement placés à la surfaci de notre planète, les phénomènes d'échauffement et dl refroidissement peuvent être très-différents. L'ensembI des circonstances qui influent sur la température moyennl d'un lieu constitue son climat.
Dans les discussions relatives aux climats, il est don