‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 363 sur 582 · LIVRE XXXIL — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIL — SAISONS ET CLIMATS

ndispensable de tenir grand compte de la conductibilité les matières que les rayons solaires vont échauffer* Il aut surtout bien apprécier, sous ce rapport, les pro- )riétés comparatives des solides et des liquides : on ne loit pas oublier que la surface solide du globe étant i, a partie recouverte par la mer est 2.7, presque â«

L'eau n'a que très-peu de conductibilité pour la chaeur (chap. m, p. 551). En outre, comme les seuls 'ayons absorbés produisent un échauffement, comme les x)rps terrestres s'échauffent seulement à leur surface, la chaleur reçue par une surface aqueuse étant employée à a vaporiser (chap. ix, p. 552), il en résulte que la mer l'échauffé peu. Jamais, loin de terre, on ne la trouve m-dessus de plus de 30*. La température du sol s'élève lu contraire dans quelques lieux jusqu'à 70^ Jamais *air n'a une température supérieure à celle de la mer. Il ne s'échauffe donc que par contact. Les terres ont un ;rand pouvoir émissif , mais la mer, ainsi que nous le verrons plus loin (chap. xv, p. 573), ne se refroidit |ue peu.

Ces principes posés, il est facile d'expliquer le phénonène des saisons et d*apprécier les changements qui meuvent se produire lorsque l'on passera d'un horizon tel |ue celui de Paris, à un horizon composé différemment nais placé sur un même parallèle.

Depuis le 21 mars, époque de l'équinoxe de printemps, usqu'au 23 septembre, époque de Féquinoxe d'automne, e jour dans nos climats surpasse la nuit, le Soleil est ii-dessus de l'horizon de Paris pendant plus de douze «ures.

56i ASTAONOMIE POPULAIRB.

Pendant que les rayons solaires tombent sur les objds solides ou liquides contenus dans notre horizon , ils b échauffent. Ainsi, le 21 mars, toute son étendue e^ échauffée pendant douze heures consécutives , mais es même temps elle est refroidie par voie de rayonnemat vers l'espace , pendant ces mêmes douze heures de jour et pendant les douze heures de nuit qui leur succèdent, c'est-à-dire en tout pendant vingt-quatre heures. 11 n'es; pas possible de dire à priori si la perte surpasse le gain, | <^r cela doit dépendre de l'intensité du rayonnement vers| l'espace planétaire et de celle de l'action échauffante d€^ rayons solaires, deux choses qui numériquement noussoatj inconnues. Mais examinons ce qui se passe le 22 mars. |

Ce jour-là les rayons solaires échaufferont rhorizoDj pendant un peu plus de douze heures. Quant au refroH dissement par rayonnement, il s'opérera comme la veilla pendant vingt-quatre heures. Or, ce qui prouve inconte»] tablement que l'action échauffante, quoique ne s'exerçan^ que pendant environ douze heures, est supérieure, à cett^ époque de l'année, à l'action refroidissante, que Phorizo^ a plus gagné qu'il n'a perdu , c'est qu'abstraction faii^ des circonstances accidentelles, la température du 22 mar^ surpasse généralement celle du 21. |

Nous arriverons au même résultat en comparant la température du 23 à celle du 22, et ainsi de suite. j

Les rayons calorifiques du Soleil produisent des eflet^ de plus en plus considérables jusqu'au 21 juin , parc^ qu'ils exercent leur action pendant des périodes gra^ duellement plus longues, les jours augmentant sans cess^ de longueur jusqu'à l'époque du solstice. Toutefois celle

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