‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 364 sur 582 · LIVRE xxxih - Saisons et climats. ses · texte numérisé non relu

LIVRE xxxih - Saisons et climats. ses

use, quoique prépondérante, n'est pas la seule qui casionne les effets en question.

Considérons Tinclinaison sous laquelle les rayons sores tombent sur la généralité des objets dont Thorizon Paris se compose, à midi, par exemple. Cette incliîson , comptée à partir de la surface , va en croissant ^u*au 21 juin ; donc les rayons absorbés , ceux qui uls peuvent contribuer à réchauffement des objets terstres, comme nous Tavons vu (chap. vu, p. 5&5), )nt chaque jour en augmentant vers le solstice. Une troisième cause d'échauffement également influente lit être signalée ici. Le Soleil peut être considéré comme centre d*une sphère d'où partiraient des rayons dans ates les directions imaginables. Or, si à une certaine stance du centre de cette sphère on suppose un horizon une étendue déterminée exposé à l'action de ces rayons vergents, cet horizon en embrassera un nombre d'autant as considérable qu'il se présentera à eux dans une direc- 3n plus voisine de la perpendiculaire. Qui ne voit que ms tous les midis compris entre le 21 mars et le 21 juin, 1 horizon quelconque, dans nos climats, se présente en fet aux rayons solaires dans des directions de plus en us voisines de la perpendiculaire?

Ajoutons enfin que les rayons ne parviennent à la partie ilide de notre globe qu'à travers une atmosphère, et ne celle-ci, comme tout le monde a pu l'observer, arrête ne quantité de rayons d'autant plus considérable qu'elle tt traversée dans une plus grande longueur et plus obliiiemcnt.

Ainsi, en résumé, depuis le 21 mars jusqu'au 21 juin,

rhorizon de Paris reçoit de jour en jour plus de rayor^ solaires; ces rayons arrivent avec plus d'iutensité, so^ des inclinaisons, à midi du inoins , de plus en plus favorables pour l'absorption ; enfin leur action a chaque jor une plus grande durée. Par toutes ces causes rhoriz(i& doit s'échauffer entre ces deux époques.

Remarquons, en outre, qu'à mesure qu'un horiici s'échauffe, sa vertu rayonnante, je dirai presque sa faculté refroidissante, va en augmentant. L'observation seu'^ peut donc montrer à quelle époque les deux effets coi^ traires se compenseront exactement, à quelle époqc^ l'horizon cessera de s'échauffer.

En discutant une longue suite d'observations météom logiques, on a trouvé qu'à Paris, l'instant de la compe» sation, l'instant où la chaleur est à son maximum, d| coïncide pas avec le 21 juin, jour du solstice d'été, mai qu'il a lieu vers le 15 juillet.

Maintenant il est certain que, depuis cette époque juâ qu'au 21 décembre, les jours deviennent de plus en pla courts, pour un lieu situé au nord de l'équateur; qa l'action solaire va sans cesse en diminuant ; que ces rayon arrivent à l'horizon de Paris de plus en plus affaiblis parce qu'ils traversent des couches atmosphériques plu étendues et moins diaphanes ; que l'inclinaison de la lu mière à midi et à des heures voisines de ce moment de l journée, par rapport à cet horizon ou à tout autre situi dans l'atmosphère nord, et comptée à partir de sa sur face, devient ^de moins en moins grande, et est alon moins propre à l'absorption ; que cet horizon reçoit uiM quantité de rayons solaires sans cesse décroissante. I>

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