‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 395 sur 582 · LIVRE XXXIL — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIL — SAISONS ET CLIMATS

lus à un terrain profondément très-dense ou composé de )ancs de roche... moins perméables aux émanations» du eu central. {Académie des Sciences^ 1765, p. 256.) Une héorie qui faisait dépendre les communications thermi-

Fiï. 352. — Lif^iies isothermes de l'hémisplière austral, d'après la projection stéréo^rapbùiue.

ques de la densité des roches, qui faisait circuler la chaleur par des fissures, comme les vapeurs dans les fumeroles, ne mérite pas aujourd'hui d*être discutée. Voyons ((uelle est la véritable explication de l'abaissement de

température observé à mesure qu'on s'élève au-dessus da niveau moyen de la mer.

Les rayons lumineux partant du Soleil et par conséquent , suivant toute probabilité, les rayons calorifiques qui les accompag^nent, éprouvent un affaiblissement considérable en traversant Tatmosphère; si cet affaiblissement provenait exclusivement de la réflexion de la lumim sur les molécules aériennes ou sur les vapeurs, il n'amènerait aucune augmentation de température dans le^ diverses régions de l'atmosphère; les rayons solaires réfléchis iraient seulement se perdre dans l'espace sau? avoir produit aucun effet échauffant. Il en sera tout autrement du cas où le même affaiblissement s'opérerait eu partie par voie d'absorption. Plus l'absorption serait grande, plus l'augmentation de température dépendante de cette cause aurait d'intensité. Or, l'air est beaucoup plus diaphane à une grande hauteur que près de notre globe. Les couches atmosphériques voisines de terre devraient donc, par la seule cause que nous discutons maintenant, être plus chaudes que les couches trèsélevées. Une autre raison plus certaine et plus influente de la diminution de température avec la hauteur a été indiquée dans les considérations générales placées en tête de ce livre (chap. x, p. 553) : les couches atmosphériques échauffées à leurs surfaces de contact avec le sol tendent à monter, mais, en s' élevant, elles se dilatent; or, l'air ne peut se constituer dans ce nouvel état de dilatation , sans emprunter tout ce qui lui est nécessaire à la chaleur des corps qu'il va toucher dans son mouvement ascensionnel ou à sa propre chaleur sensible accusée par

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