LES CLIMATS ONT-ILS ÉTÉ INTERVERTIS PAR DES BOULEVERSEVE^TS RÉCENTS
Toutes les régions de l'Europe renferment, soit dac^ les cavernes de leurs montagnes, soit à des profondetiîinédiocres dans certaines natures de terrains, des ns.^ments appartenant à des espèces d'animaux tels que d.rhinocéros, des éléphants, etc., qui, aujourd'hui, ne pourraient pas supporter le froid de nos climats. II faut dor supposer ou que l'Europe, dans la suite des siècles, s'e^' considérablement refroidie, ou que pendant Tun des \\> lents cataclysmes dont notre planète a été le théâtre, des courants, dirigés du midi au nord, ont entraîné ast . eux les restes d'un grand nombre d'espèces d'animain actuellement détruites.
Deux événements remarquables sont venus montn que cette dernière explication avait besoin d'être mr>difiée pour devenir suffisante. L'un est la découverte fait»' en Sibérie dans l'année 1771, sur les bords sablonneux du Wilhoui, à quelques mètres de profondeur, d'un rliinocéros si parfaitement conservé, qu'il était encore couvert de ses chairs et de sa peau ; l'autre, la découvert!^ postérieure et plus curieuse encore, faite en 1799, siirle> bords de la mer Glaciale, près de l'embouchure du Lena, d'un énorme éléphant, renfermé dans un massif de ïx)uo gelée, et dont les chairs étaient si peu altérées, que les Iakoutes du voisinage le dépecèrent pour en nourrir Ieur> chiens. Ici toute idée de courant, de transport, de long