‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 411 sur 582 · LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII. — SAISONS ET CLIMATS

Datas.

, 18 août.

, 5 juillet . . .

Degrés centierades au-dessoi ae 0

Remarques nir les oomètes.

^ 17 juillet .

f, 5 août.

!, 16 juillet . .

Deux comètes y compris la comète à courte période.

Passages au périhélie, :

12 avril et li décembre.

Huit comètes y compris la comète de 6 ans 3//i. Passagesau périhélie: 22 janvier, 11 et 25 février, 5 mars, 27 mal, 1'' et 5 juin, 29 octobre.

Six comètes, dont Tune visible à Tceil nu. Passages au périhélie: 30 mars, /i juin, 9 août (2 comètes), 9 septembre, 14 novembre.

Deux comètes. Passages au périhélie : 23 juillet, 19 octobre.

Quatre comètesy compris la comète à courte période et la comète de 6 ans 3/6.

Passages au périhélie: 14 mars, 19 avril, septembre, 12 octobre.

Lprès avoir présenté tout ce qu'il est possible de tirer 3urd'hui du petit nombre d'observations que les astrodes ont rassemblées, étudions le problème sous un re point de vue.

Jne comète peut agir à distance sur la Terre, de trois nières seulement : par voie d'attraction ; par les rayons lineux et calorifiques qu'elle lance ou réfléchit dans 5 les sens; par la matière gazeuse dont se compose sa mlosité ou sa queue, et qui, dans certaines positions, ndrait envahir l'atmosphère terrestre.

La comète de 1811, tout le inonde se le rappelle, avai une brillante queue, dont la longueur ne resta pas coi^ stante. Dans son maximum, les mesures astronomiques lu donnèrent &1 millions de lieues. Sans avoir besoin de cher cher si jamais cette queue se trouva dirigée vers laTem nous pouvons affirmer qu'elle ne Tatteignit pas, car le li octobre, au moment de son plus grand rapprochemeot la comète était encore à &? millions de lieues de nous

Dans son maximum d*éclat, la comète de 1811 d jetait certainement pas sur la Terre une lumière égale ai dixième de celle que nous recevons de la pleine Lub^ Celle-ci, je ne dis pas seulement avec son intensité nats relie, mais concentrée au foyer des plus larges miroir ou des plus grandes lentilles, et agissant sur la bool noircie d'un thermomètre à air, n'a jamais produit d*efe sensible. Cependant, par ce mode d'expériences, un ce:i ti^me de degré du thermomètre ordinaire aurait été lar gement appréciable! il faudrait renoncer à jamais fair usage de sa raison si, après de tels résultats, on s'arrétd encore à l'idée qu'une comète, fût-elle vingt fois plo éclatante que celle de 1811, pourrait, par sa lumière produire à la surface de la Terre, soit des variations d température susceptibles d'avoir quelque effet sur l'aboo dance et la qualité des récoltes, soit même un de ce changements microscopiques que les instruments subtii des météorologistes sont destinés à signaler.

C'est donc dans la force attractive des comètes, quoi se trouve définitivement amené à chercher la cause effi ciente de leur prétendue influence météorologique. L^ Lune nous servira de terme de comparaison.

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