LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER. e
30ur inscrire leurs noms dans le calendrier. Heureuse* nent le monde n'a pas eu à souffrir cette ignominie.
Jules César et Sosigène placèrent le jour coroplémenaire dans le mois de février; mais la hardiesse ne fut pas lussi grande qu'elle le paraît d* abord ; ce mois malheu- •eux, ce mois pair, conserva son caractère antique : au ieu de le porter à 29 jours dans les années à intercalaion , on lui laissa en apparence ses 28 jours primordiaux.
Il y avait dans ce mois un sixième jour avant les cacndes de mars, un jour qu'on appelait sexto^alendas^ lans lequel on célébrait la fête du régifuge, instituée en némoire de l'expulsion de Tarquin. C'est entre ce jour li la veille qu'on plaça le jour intercalaire sous le nom de ^seœto-calendas. De là le nom de bissextile donné aux innées de 366 jours *.
Les pontifes successeurs de César furent chargés de )résider à l'exécution de la réforme qu'il avait établie ; nais ils se trompèrent en considérant chaque bissextile écoulée, comme faisant partie des quatre années qui levaient fixer la bissextile suivante ; en sorte qu'en réalité, es bissextiles revenaient de trois en trois ans.
Ainsi ces graves personnages, qui n'auraient pas hésité i prédire l'avenir d'après le vol des oiseaux ou sur 'inspection des entrailles d'un animal égorgé par le sacriicateur, ne comprirent pas qu'il fallait multiplier 1/4 par ft )Our obtenir 1. Cette erreur, dans l'application de la
1. Ce fut vers Tannée hb avant Jésus-Christ, suivant la manière le compter des astronomes, que s'opéra la réforme julienne; on oit que cette grande transformation ne précéda guère que d*un an a mort de César.
réforme julienne, dura trente-six ans. Auguste y porta alors remède, en retranchant les bissextiles de trop qa'm avait introduites dans celte période.