CHAPITRE XX
RÉFORMATIOlf GRÉGORIENNE — ANNÉE DES CHRÉTIENS DE l'ANCIEN ET DD ROCVEAU STYLE — ÉPOQUE DE l'ADOPTION DE LA RÉFOR- MATION CHEZ LES DIFFÉRENTS PEUPLES — DIFFÉRENCE ENTRE LES DATES DE L^ANNÉE JULIENNE ET DE L^ANNÉE GRÉGORIENNE DATES DES RUSSES
Le concile de Nicée, en 325, croyait que le calendrier julien ramènerait toujours l'équinoxe de printemps au 21 mars, tant, disait- on, ses intercalations se trouvent 3xactement coordonnées avec la vraie longueur de l'an-
née solaire. Il n^en était rien œpendant. La iorra Tannée que suppose la réforme julienne esl de o65.! longueur véritable de Tannée est de 365i.2&226i Vi ce qui devait résulter de cette diflerence relativ a la position que le Soleil occupe, un jour donné, k '21] par exemple.
Si Téquinoxe est arrivé le 21 mars d*une année j . il arrivera Tannée d'après un peu plus toi d^uoe fr: de jour égale à la diflerence qui existe entre 0^.2â<.' (P.2&226&. Cette diO^érence, si petite qu'elle soit, s a] tant à elle-même à la fin de chaque année, produirai longue des jours entiers; la température dont on joiù à Torigine le 21 mars s'observera donc successiveir/ 20, le 19, le 18, et ainsi de suite indéfiniment. Od que l'effet est diamétralement opposé à celui qui rtait de Temploi de l'année vague égyptienne qui, tétait plus courte que Tannée astronomique. Cette à plus courte avait successivement transporté, on doitf< rappeler, au 22, au 23, au 24 mars la température du
En conséquence de la différence qui existe entre T née julienne de 365^.25 et Tannée astronomique 3()&*. 24264, Téquinoxe dans le xV siècle anticipait ( beaucoup sur la date que le célèbre concile lui avait a gnée. Il fallait empêcher cette erreur de s'accroître, elle aurait fini par rejeter en plein hiver une fête (cell( Pâques), dont la célébration, d'après les décisions ec siastiques, devait constamment suivre le 21 marsd nombre de jours variable, mais qui, dans les casextrêir ne pouvait dépasser le 25 avril. Réfonner le système d tercalation julien était le seul moyen d'arriver au but.