LIVRB XXXIII. — LB CALENDRIER
deux zéros situés à droite du nombre qui exprime le millésime de cette année ; si les chiffres restants sont divisibles par &, Tannée est bissextile; si ces chiffres ne sont pas divisibles par &, Tannée est commune.
Voyons avec quel degré d'approximation la longueur de Tannée que suppose l'intercalation grégorienne se rapproche de la longueur de Tannée astronomique : 10,000 ans se composent en réalité de 3,652,/i22J.6&; 10,000 ans, lans le calendrier julien , se composent de 3,652,500 ours.
11 y avait une différence de 77^.36 entre la durée •éelle de 100 siècles et celle que suppose le calendrier ulien.
Le calendrier julien renfermait donc un trop grand lombre d'années bissextiles; il fallait diminuer ce nombre. La première pensée qui dut se présenter, ainsi que nous 'avons déjà dit, fut de retrancher les bissextiles corres- )ondantes à toutes les années séculaires,, ou dont le milledme est composé d'un nombre rond de siècles; or, dans 10,000 ans, ou dans 100 siècles, il y a 100 années sécuaires. Retranchant donc 100 de 3,652,500, il ne serait esté que 3,652,&00, nombre inférieur de 22.64 à la durée le 10,000 ans, déterminée par les astronomes. Ainsi, en nodifiant l'intercalation julienne par la suppression d'une (issextile dans toutes les années séculaires, on aurait trop etranché. On imagina alors de rétablir, toutes les 4 anlées séculaires, la bissextile que Ton eût ôtée de trop. Lu lieu de supprimer 100, on essaya si Ton se rapprofaerait assez de la longueur de Tannée astronomique, en etranchant de celle que suppose l'intercalation julienne,
non plus 100, mais 100 moins 1/& de 100, ou 75; alors on a pour 10,000 ans â,652,i!i25 jours. Il n'y a donc qu'une différence de 2^.36 dans 100 siècles entre Tannée astronomique et Tannée que suppose Tintercalation grégorienne.
En d'autres termes, au bout de 10,000 ans, la température moyenne correspondante à Torigine de la période, le 21 mars, si Ton veut, s'observerait le 18, de deux i trois jours plus tôt. Les travaux de Tagricultore, en leur supposant cette fixation rigoureuse, ne se trouveraien: déplacés, après 100 siècles, que du court intervalle d» deux à trois fois vingt-quatre heures. La réforme grégorienne satisfait donc, avec toute l'exactitude nécessaire, au but qu'on doit se proposer dans tout système d'intercalation.
 quoi il faut ajouter que cette intercalation est assujettie à des règles très-simples et qui permettent de transformer facilement en jours une durée quelconque exprimée en années grégoriennes.
En 1582, époque de la mise en pratique de la réfonn^ grégorienne, on ne se contenta pas de pourvoir aux besoins de l'avenir, on voulut ramener les choses à Tétat où elles étaient à l'époque du concile de Nicée; et, comme Téquinoxe , fixé au 21 mars par les prélats qui composaient ce concile, avait anticipé sur cette date et arrivait le 11 mars, on décida de supprimer dix jours et d'appeler le lendemain du li octobre, jour de Saint- François, an lieu du 5, le 15 octobre. Telle est Torigine de la différence primitive de dix jours qui a longtemps existé entre les dates pour les pays où la réforme grégorienne fut