‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 472 sur 582 · CALCUL DES LETTRES DOMINICALES — CYCLE SOLAIRE · texte numérisé non relu

CALCUL DES LETTRES DOMINICALES — CYCLE SOLAIRE

Les chronologistes et quelques astronomes se sont coupés de déterminer directement la lettre dominicale Dur une année quelconque.

En se rappelant que la première année de l'ère chréenne commença par un samedi; que cette année, la ^ttre A indiqua le samedi ; que B fut conséquemment la ominicale de l'an 1, A celle de Tan 2, G celle de an 3, etc. , toujours en rétrogradant , on arrive facilelent à la formule désirée. Cette formule se complique un eu quand le calcul porte sur les années postérieures à 582, époque de la réforme grégorienne.

Si les années eussent été invariablement de 365 jours, 3s lettres dominicales, en rétrogradant tous les ans d'un ang, se seraient reproduites, comme nous l'avons dit lus haut , tous les sept ans dans le même ordre.

Mais, dans le calendrier julien, il y a tous les quatre ns une année de 366 jours. Le 366* jour intercalaire hange les combinaisons numériques qui se rapportaient

l'année vague. Ce n'est qu'après une période de vingtluit ans que les jours de la semaine correspondront dans î même ordre aux jours des mois. Cette période est celle [u'on a nommée très-improprement le cycle solaire.

Le rang d'une année dans un cycle solaire étant donné, >n avait sa lettre dominicale en prenant celle de l'année le même rang dans le tableau des vingt-huit années d'un ycle précédent quelconque.

Dans le calendrier grégorien , la durée de la période récurrente d'intercalation étant de 400 ans, c'est après 2800 ans que le cycle des lettres dominicales se trouverait complet. Une aussi longue période ne peut pas avoir d'utilité.

Les calendriers perpétuels étant maintenant peu usités, il serait superflu de donner ici de plus grands détail^ à ce sujet. Je n'ai même écrit ce qui précède que pour faire connaître la signification du chiflTre inscrit en regard du terme cycle molaire ^ inséré, par suite d'une habitude à peine justifiable, dans V Annuaire du bureau des longitudes.

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