‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 477 sur 582 · LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER

stances atmosphériques locales, entre les températures jes différents jours de Tannée.

La constance des températures en chaque lieu serait a suite inévitable de l'événement astronomique dont nous ivons fait mention ; mais on se trompe lorsqu'on induit de a dénomination impropre de printemps perpétuel, la îonséquence qu'en chaque lieu la température serait la nême ; que le climat dont on jouirait en Laponie serait exactement semblable à celui de l'Espagne, par exemple, lieux qui les premiers se servirent de l'expression âcieuse de printemps perpétuel , voulurent dire seuement que si le Soleil ne sortait pas du plan de l'équaeur, il n'y aurait en chaque lieu, ni printemps, ni été, )i automne, ni hiver; que toutes les saisons seraient >areilles entre elles dans chaque lieu déterminé, mais lullement qu'on éprouverait les mêmes températures sous ouics les latitudes. C'est pour rectifier cette erreur, fort épandue parmi les gens du monde, que j'ai écrit ces {uelques lignes. Au reste, la coïncidence de la course innuelle du Soleil avec le plan de l'équateur, que cette dée d'un printemps perpétuel suppose, n'arrivera jamais. )n prouve, il est vrai, par les observations, que le plan le l'écliptique, dans lequel est maintenant contenue la courbe décrite annuellement par le Soleil , se rapproche chaque année du plan de l'équateur; on pouvait dès lors upposer que ces deux plans finiraient, tôt ou tard, par :oîncider entre eux. Mais la théorie a fait connaître la :ause de ce changement d'inclinaison (liv. xxui, chap. iv, K 21); elle a montré qu'après s'être rapprochée de 'équateur pendant un certain temps, l'écliptique s'en A.— IV. às

éloigne , que les oscillations totales sont comprises entr? des limites très -rapprochées, et qu'elles ne pourroo' apporter dans les climats terrestres que des variations peu considérables.

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