CHAPITRE XLI
ARRIVERA-T-IL UN TEMPS OU LES JOURS SERONT ÉGAUX ENTRE EVXj ET JOUIRONT DE LA MÊ^E TEMPÉRATURE TOUTE l'ANNÉE?
L'année, comme nous Favons vu (liv. xxxii, chap. xn, . 565), a été partagée en quatre saisons; le printemps it l'intervalle de temps qui s'écoule entre l'équinoxe de la n de mars et le solstice d'été; l'été est le temps qui écoule entre ce solstice et l'équinoxe d'automne ; Tauimne se compose du nombre de jours dont le Soleil a esoin pour aller de l'équinoxe d'automne au solstice hiver; l'hiver, enfin, règne dans l'hémisphère boréal epuis le moment du passage du Soleil par le solstice 'hiver jusqu'à l'équinoxe de printemps.
Quoiqu'il y ait exactement 180 degrés de l'équinoxe de rintemps à l'équinoxe d'automne, en passant par le solice d'été, et 180 degrés, restant du cercle entier, epuis l'équinoxe d'automne jusqu'à l'équinoxe de prinîmps, en passant par le solstice d'hiver; quoique la ligne ui joint les deux équinoxes partage ainsi en deux parties gales le cercle de l'écliptique décrit annuellement par le oleil , en vertu de son mouvement propre apparent, on ouve que les deux moitiés de ce cercle ne sont pas parourues dans des temps égaux. Le printemps et l'été sont 'environ 8 jours plus longs que l'automne réuni à hiver (liv. xxxii, chap. xxi, p. 607).
Cette différence de longueur entre les temps employés ar le Soleil à décrire la moitié boréale et la moitié autraie de sa course elliptique annuelle , cette différence ,
qui lient évidemment à ce que le périgée, ou le pointai l'orbite dans lequel le Soleil se meut le plus vile acu lement , est situé dans la portion méridionale de cr i courbe, avait jadis joué un grand, rôle dans l'explicaii de ce phénomène météorologique curieux , que les d 1 hémisphères de la Terre ne jouissent pas de la mêraelcj pérature à parité de latitude.
J'ai montré (liv. xxxii, chap, xvi, p. 574) lepeu^^i fondement de cette explication ; mais j'ajouterai iciqu-^ ques mots sur un étal hypothétique vers lequel , s'il Tallii en croire certains esprits systématiques, la Terre corne: gérait graduellement ; sur ce printemps perpétuel, precy nisé dans divers ouvrages de science , qu'on pourrait, i bon droit , appeler des romans. On a vu , dans Texpi cation détaillée et minutieuse que nous avons donDée. (i son lieu et place, du phénomène des saisons (liv. xnr. chap. XII, p. 558 à 567), que la chaleur que le ^-^ verse en un jour donné sur un horizon déterminé com celui de Paris, par exemple, que la portion de cette cha leur, qui s'y accumule, dépendent de la durée du jour, d* l'inclinaison sous laquelle sont dardés, à midi, les rayon venant de l'astre, et de la chaleur des jours précédenL^
Tout cela est évidemment lié à la déclinaison duSok Si cet astre radieux parcourait invariablement le plan * l'équateur, en vertu de son mouvement propre, \e'fi serait constamment égal à la nuit sur toute la Terre, ^'i les rayons frapperaient tous les jours sous la mêmeaT/J d'inclinaisons les objets dont un horizon déterminé ^ compose. Il n'y aurait donc pas de raisons pour qu'il ^^^" tât quelques différences, abstraction faite des circon-