‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 503 sur 582 · LIVRE XXXIÏI. — LE CALENDRIER · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIÏI. — LE CALENDRIER

Qent l'un de l'autre. Cela obtenu, on amène Falidade au éro de la graduation, et l'on vise une tige telle que celle l'un paratonnerre avec l'instrument placé dans un plan )erpendiculaire à cette tige ; on arrange alors le petit niroir de telle sorte que les images données par les deux niroirs coïncident parfaitement.

En mer, on peut corriger l'erreur du zéro , dite erreur ie coHimation, en visant le Soleil et en amenant l'image élléchie h être successivement tangente aux bords opposés du disque solaire. Borda a modifié les instruments à éflexion de manière à les rendre répétiteurs et de telle >orte que les observations soient indépendantes de l'erreur de collimation. Dans le cercle de réflexion (fig. 362), e système du petit miroir MV et de la lunette OL, au ieu d'être fixe, comme dans l'octant et dans le sextant, )eut se mouvoir tout entier autour du limbe, et la lunette îst accompagnée d'une alidade U. Le grand miroir AKN 56 meut en outre d'une manière indépendante sur un :ercle entier. On commence par placer l'alidade du grand [niroir sur le zéro de la graduation du limbe et on la fixe în ce point. On fait ensuite tourner le système de la lunette ît du petit miroir jusqu'à ce qu'il y ait coïncidence entre l'image d'un objet vu directement et l'image d'un second Dbjet vu par deux réflexions sur les miroirs. L'angle des deux miroirs est alors, selon le principe démontré plus haut, le double de la distance angulaire des deux objets. On fixe au limbe le système de la lunette et du petit miroir, puis on renverse l'instrument face pour face. On vise alors le premier objet avec la lunette; le second n'est pas aperçu, puisque le grand miroir n'est pas tourné

de son côté. Mais on détache l'alidade du grand miroir, et on le fait tourner jusqu'à ce que l'image du second objet ayant reparu soit venue coïncider avec l'image du premier ; il est évident que l'index du vernier aura parcouru sur le limbe le double de l'angle cherché. De c» tt^ façon, on diminue de la moitié, du quart, etc., Temjr de lecture.

Fig. 362. — Cercle de réflexion.

Les instruments que nous venons de décrire servenl à trouver soit la hauteur d'un astre au-dessus de rhorizon, soit la distance angulaire de deux astres en un moment donné. En joignant à ces observations les indications di^ éphémérides de la Connaissance des temps^ on aura donc la latitude du navire , l'heure exacte rapportée au temp? vrai ou au temps moyen, et enfin la longitude. Lesdi?tances de la Lune au Soleil, aux grandes planètes et aux principales étoiles, telles que Aldebai'an , a de la Vierge,

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