‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 59 sur 582 · LIVRE XXni. — ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LIVRE XXni. — ATTRACTION UNIVERSELLE

1 des étoiles très-distantes tes unes des autres^ telles que r et a de Céphée, i du Cygne, a de la Lyre, * d'Hercule, e du Dragon, ainsi qu*on peut le voir sur la carte ceeste de Thémi^bère i)oréal (ûg. i02, U i, .p. ââ6). X.e nouvement du pôle s*accoa(pUt en 23^765 ^ws, si on idmet 50''. 3 pour la valeur de la préces^on des équiloxes donnée par les pies récentes observations, et 25,870 ans si on ju-end 50"' pour exprimer ia préc^ssion m nombre rond»

C'est à Hjpparque que revient l'honneur de la découverte de la précession /des iquinoxefi; il signala toutes les :onséquefices de ce jxiouvemeni avec -une parfaite netteté.

Pour e?y)Iiquer k mouvement d^ précession, deux théories se présentent à Tesprii ; Tuue consiste à siyptpo-* ser, dans Thypothèse de l'immobilité de la Terre, que la Ligne d'intersection de son équateur avec Téoliptique reste fixe et que l'ensemble des étoiles éprouve de l'oi'ient à Toccident un déplacement d'environ 50^^ par an. Dans Vautre supposition, l'axe du monde drculerait autour •du pôle de récljptique en entraînait Téquateur qui lui «st perpendiculaire, et dès lors en changeant tous Jes ans «de 50' la direction de l'intersection de ce plan Avec le plan de récliptique.

Quand on a eu le malheur, en cherchant Texplioation des phénomènes naturels , de s'engager dans une fausse route, chaque observation précise jette le théoricien dans de nouvelles complications. Sept sphères de orJstal embitées ne suffirent plus à la représentation des phénomènes, aussitôt que l'illustre astronome de Hbodes eut découvert la précessioa. 11 fallut alors une huitième

oc ASTRONOMIE POPULAIRE.

sphère pour rendre compte d'un mouvement auquel toute? les étoiles participent à la fois.

Après avoir arraché la Terre à sa prétendue inamobilité, Copernic, au contraire, satisfit d'une manière trèssimple aux circonstances les plus minutieuses de la précession. Il supposa que Taxe de rotation de la Terre se reste pas exactement parallèle à lui-même; qu^après chaque révolution entière de notre globe autour du Soleil cet astre s'est dévié d'une petite quantité; en un mot, au lieu de faire marcher d'une certaine manière l'ensemble des étoiles circompolaires à la rencontre du pôle, il fit marcher le pôle h la rencontre des étoiles. Cette hypothèse débarrassa le mécanisme du monde de la plus grande complication que l'esprit de système y eût introduite.

Mais la précession des équinoxes ne s'effectue pas aussi simplement qu'on l'avait supposé avant l'invention des lunettes. Après avoir appliqué aux positions des étoiles les corrections dépendantes de l'aberration de la lumière, Bradley parvint à mettre en évidence des variations consistant en ce qu'une même étoile, après s'être rapprochée du pôle boréal, s'en éloigne ensuite ; il vit que les changements lents observés pour une certaine étoile s'acco^ daient avec ceux de même nature observés pour toutes les autres. L'illustre astronome pensa que ces variations devaient provenir de ce que l'axe de la Terre éprouvait une oscillation de part et d'autre de sa position moyenne. Cette oscillation périodique a été nommée la nutation.

Voilà donc une nouvelle complication dans la marche de la Terré à travers l'espace dans sa course annuelle

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