‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 89 sur 582 · LIVRE XXIV. — MARS · texte numérisé non relu

LIVRE XXIV. — MARS

ai vont éclairer les bords et le centre de Tastre n'avaient as le même éclat

Les rayons solaires qui illuminent les bords de Tastre )Dt-ils plus faibles que les rayons qui frappent le centre, s bords paraîtront moins éclairés que le centre. Or, si Mars est entouré d*une atmosphère imparfaitement diaphane, les rayons qui vont atteindre le bord e la planète doivent être plus faibles que les rayons boutissant au centre, puisqu'ils ont eu à traverser une lus grande étendue de couches atmosphériques ; donc «r cette raison et même sans tenir compte de Taffaiblisement que la lumière éprouve en traversant une seconde )is les deux régions atmosphériques dont il vient d'être [uestion, la partie solide ou liquide des régions voisines lu bord doit être plus sombre que la partie solide ou iquide des régions centrales.

Il est une seconde cause qui, sans changer le résultat, )eut en modifier notablement les conséquences optiques. En eiïet, dans la direction de chaque point matériel de a planète , on doit voir à la fois la lumière renvoyée par :e point et celle qui nous est réfléchie dans la même direction par les parties correspondantes et interposées (le Tatmosphère planétaire. Cette seconde lumière est évidemment d'autant plus intense que l'atmosphère a plus (le profondeur ; on conçoit donc que , près du bord , la lumière atmosphérique en s' ajoutant par portions égales à la lumière d'une tache et à celle de portions voisines plus éclatantes , les rendent à peu près égales, d'après ce principe que deux lumières paraissent avoir le même ♦^clal lorsque leur différence n'est que de i /60*.

140 ASTRONOMIE POPULAIRF.

Supposons, par exemple, qu'une tache et la portiofi a voisinante aient entre ellas des intensités représeBtéej par âO et &i ; supposons qu'on ajoute à chacune desdeui parties des lumières représentées par dO, les intensib>$ définitives deviendront 60 et 61. Avant Taddition, k tache était très-différente des parties qui rentourent: après, la différence est insensible.

Des considérations de ce même genre, combinées avK quelques mesures photométriques des parties obscures ei des parties lumineuses faites près du centre et à dilTérentes distances du bord, conduiront à des conséquence qui semblaient devoir nous rester à jamais cachées Mir les propriétés optiques de Tatmosplière de Mars.

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