‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 137 sur 153 · SUR LA LDMIÈRB DE LA LUNE · texte numérisé non relu

SUR LA LDMIÈRB DE LA LUNE

RElfARQOBS SOR LA LUMiiRE CENDRÉE

[Le procès-verbal de la séance de TAcadémie des sciences du 5 août 1833 contient le passage suivant :]

M. Ârago signale la comparaison de l'intensité lumi* aeuse de la portion de la Lune, que les rayons solaires Sclairent directement, avec celle de la partie du même istre qui reçoit seulement les rayons réfléchis par la Terre. Il croit, d'après les expériences qu'il a déjà tentées Il cet égard, qu'on pourra avec des instruments perfection- Dés, saisir dans la lumière cendrée les différences de l'éclat plus ou moins nuageux de l'atmosphère de notre globe, il n'est donc pas impossible, malgré tout ce qu'un pareil résultat exciterait de surprise au premier coup d'œil, qu'un jour les météorologistes aillent puiser dans l'aspect de la Lune des notions précieuses sur l'état moyen de diaphanéité de l'atmosphère terrestre, dans les hémiq)hères qui successivement concourent à la production de la lumière cendrée.

[Dans ses notes manuscrites M. Arago a soin de rappeler les remarques déjà faites par Lambert ; il a traduit des Éphémérides de Berlin les deux notes suivantes : ]

« La lumière de la Lune est vraisemblablement un mé* lange de la lumière colorée des objets qui se trouvent à la surface de cet astre. Si nous admettons que cette lumière des divers objets soit sujette à des changements périodi*

ques, nous nous expliquerons facilement les diffé apparences des taches lunaires. Pour plus de clart posons qu'un Sélénite (habitant de la Lune) regf Terre, et faisons abstraction des nuages qui couv surface de notre planète. Si , au mois de juin, il o Thémisphère boréal de la Terre, cette vue sera infii différente de celle dont il jouirait au mois de déce En effet, à la première de ces deux époques toutes les et tous les champs de la partie boréale de la Ten déjà d'une couleur verte, tandis qu'au mois de déce étant couverte de neiges et de glaces, elle se me d'une couleur grise et noire. Si l'on a encore éga nuages , les Sélénites seront tentés de concevoir la opinion que plusieurs de nos astronomes ont ém: suite de l'aspect changeant des taches observées à face de quelques planètes, à savoir qu'il s'opère de ; changements dans leur constitution physique. » (É^ rides de Berlin pour 1776, p. 148.)

« Il importe beaucoup de noter si, pour les lieu Lune se lève et se couche éclipsée, le ciel est com nuages ou serein. Dans le premier cas, ce ne se les rayons solaires passant au-dessus des nuages < teignent la Lune ; dans le second, ce sont les raye rasent la surface de la Terre avant d'arriver à la Les observations des éclipses de 1772 et 1773 se favoriser cette idée. En effet, lors de l'éclipsé de 1 Soleil se coucha tout rouge. Ces rayons rouges pén^ jusque sur la surface du disque lunaire et lui donnai couleur de cuivre telle qu'elle paraissait changée ei Pendant l'éclipsé du 30 septembre 1773 la portion é

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