‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 111 sur 128 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

Dans cette vie où nous ne sommes Que pour un temps sitôt fini, L’instinct des oiseaux et des homme Sera toujours de faire un nid ;

Et d’un peu de paille ou d’argile Tous veulent se construire, un jour, Un humble toit, chaud et fragile, Pour la famille et pour l’amour.

LES MOIS

Par les yeux d’une fille d’Eve Mon coeur, profondément touché, Avait fait aussi ce doux rêve D’un bonheur étroit et caché.

Rempli de joie et de courage,

A fonder mon nid je songeais; Mais un furieux vent d’orage Vient d’emporter tous mes projets

Et sur mon chemin solitaire Je vois, triste et le front courbé, Tous mes espoirs brisés à terre Gomme les œufs d’un nid tombé.

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