‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 2 sur 128 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

l'effet des fleurs sèches d'un herbier, ou d'une collection de papillons épinglés par un entomologiste; mais quelques amis, trop indulgents sans doute, furent d'un avis opposé et nous assurèrent que notre cahier manuscrit pouvait devenir une plaquette imprimée.

Nous nous sommes donc décidé à le publier, ce Cahier rouge, sans lui chercher même un autre titre, tel qu'il est, dans son désordre, qui est peut-être sa variété. C'est une simple carte de visite que nous envoyons au public, auprès de qui nous comptons faire — et à brève échéance — de plus graves démarches.

D' ailleurs , nous donnons ces quelques mots d'avertissement, non pas pour réclamer l' indulgence du lecteur , mais bien pour lui expliquer le manque de composition de ce petit livre. Quant au sort que la publicité lui réserve , nous n'y pensons même pas. Selon nous, le poète n'a plus à s'occuper de ce qu'il a déjà accompli, mais seulement de ce qu'il se propose de faire encore. C'est vers la perfection qu'il rêve , et non vers le succès qu'il constate, que doivent tendre ses progrès ; et, pour notre compte personnel,

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