‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 35 sur 128 · AUBADE · texte numérisé non relu

AUBADE

L’aube est bien tardive à naître,- Il a gelé cette nuit;

Et déjà sous ta fenêtre Mon fol amour m’a conduit.

Je tremble, mais moins encore Du froid que de ma langueur;

Le frisson du luth sonore Se communique à mon cœur.

\UBADE.

Emu comme un petit page, J’attends le moment plus sûr Où j’entendrai le tapage De tes volets sur le mur;

Et la minute me dure Où m’apparaîtra soudain, Dans son cadre de verdure, Ton sourire du matin.

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