‹ Œuvres complètes de François CoppéeChapitre 36 sur 128 · DOULEUR BERCÉE · texte numérisé non relu

DOULEUR BERCÉE

Toi que j’ai vu pareil au chêne foudroyé,

Je te retrouve époux, je te retrouve père;

Et sur ce front songeant à la mort qui libère,

Jadis le pistolet pourtant s’est appuyé.

Tu ne peux pas l’avoir tout à fait oublié :

Tu savais comme on souffre et comme on désespèr Tu portais dans ton sein l’infernale vipère D’un grand amour trahi, d’un grand espoir broyé.

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