I. Pompe, triomphe
Moralité. 257
Mais non fais, non; leurs biens mondains je Et ne tache , affin que le récite , [dte.
Que d'en jouyr et mettre à mes usages.
Inventeur suis de mille larcinaiges; Voire, sans ce que Charité me enflame. Tout suis à Dieu , fors que le corps et rame.
Symonie.
Prins ce 9 voyez que à moy ont acointance Ypocrites qui ont bource gamye Des biens de Dieu; comme on a conçnoissance.
Peu en y a pourveuz sans Symome.
Ypocrisib.
Prins ce, je fais cent mille mutinages Entre les ^ens; je les blasme et diname Tant envilles, chasteaulx, bourcz que villages: Tout suis à Dieu fors que le corps et Tame.
Symonib.
Ypocrisie, nous gouvernons Peuple François à nostre guise.
Ypocrisib.
Comme il nous plaist nous le menons; En faignant que l'endoctrinons , Péchons par couverte faintise.
Symonie.
Nous avons grant bruit en l'Eglise.
Peuple François.
En vozfais je ne me congnois.
Ypocrisib.
SU 7 a chose qui te nuyse, Cringore, I. >7
le y pourvoîray à ta devise », .
Entens tu bien, Peuple François l Peuple François.
[ Par Dieu , je ne sçay se je doys Croire en voz ditz.
Ypocrisie.
Par seurement»
Pour ton prouffit je viens et vôys; Je t'enseigne les sainctes loix Et de Dieu le commandement.
Le crois tu pas?
Peuple Françoio.
Aucunement», Et sî n'en suis pas trop certain.
Vous mettez trouble incessamment • • En l'Eglise, certainement
Vous ne allez point le chemin plain.
Ypocrisie.
Je boys deTeaue, je mangeuz du psân, Je fais oraisons, abstinences . Pour me^ bjensfaicteurs ; j'ay grant fain ' Qu^ilz çpyent saulvez.
.PEUPLE François.
Vous n'avez grain De vertu; plaîne estes d'offençes; Fôlz désirs et concupiscences, Soubz umbré de dévotion , ' Vous font avoir prééminences