‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 19 sur 207 · Imposé à · texte numérisé non relu

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). Voyez sur ce Septimulus le Recueil des anciennes poe- «es françwses (Biblioth. elzevirienne), t. 2, p. 2J5« 4. Kble, Livres des Juges et de Josué.

4. Ovidius : Vulgus amicitias utUitate probat. b. Javenalis : Sed plures nîmiâ congata pecunia cura Strangulat,

Et la pitié Marcellinus * prenez,

Quant vous faictesvoz nouveaulx estatuz.

Empereurs, roys, ducz, contes et marquis , Cadetz, seigneurs, vicontes, mareschaulx, i ► ua I Princes , barons , saichez qu'il est requis « y^^ Que supportez voz serfs et voz vassaulx.

^^ Si vous faictes les guerres et assaulx , Sur eulx tumbe la perte et le dommaige; ^ Hz nourrissent vous, voz gens et chevaulx De leur mestier , ou de leur labouraige.

Ung jour direz : las! pourquoy labourai ge A espandre sans cause sanç humain^, En malle heure prins le glaive en ma main Pour commettre si grant vice et oultraigel

Des gens nobles et des vilains*.

En noblesse a des gensgentilz, Vilains gentilz et des gentilz vilains.

t. Peut-être s'agit-il de Marcellinus, tribun et secrétaire d*État impérial en Afrique du temps de saint Augustin. Il joua un grand rôle au milieu des discussions qui eurent lieu entre les catholiques et les donatistes.

2. Cette pièce joue sur le double sens du mot gentil ^ noble de race ou noble de caractère, et du mot vilain, villageois ou méchant. Longtemps avant Gringore on avoit dit, et on l'avoit répété fréquemment pendant le Moyen Age : « Celui-là est vtlain qui fait vilenie. »

a. Ecdesiast., XXXII : Rectorum teposuerunt, noliextoili, esto in illis quasi unus ex ipsis.

b. Apollonius Thianeus ad Aurelianum Imperatorem * : Si vis imperare abstineas a cruore innocentum.

" Apollonius de Thyane, philosophe pythagoricien, dont la vie a M écrite par Philostrate, vivoit vers l'année 84 de

Les folles Entreprises. 2^

Gentilz gentilz sont doux , récréatif , De noblesse , de los et d'honneur plains. Vilains gentilz sont par champs et par plains Prestz tous les Jours faire tours de noblesse En supportant les clameurs et les plains Des povres gens vivans en leur simplesse.

Gentilz vilains font au peuple rudesse Sans luy donner aise, repos ne tresve ; Veu Que sommes tous venuz d'Adam, de Eve '.

Esse oien fait ? La glose vous en laisse.

Remonstrances par Pacteur,

Seigneurs mondains, à vices adonnez, Déterminez à faire énorme mal , Voz appetiz tempérez, refrénez; Se retenez mes oitz, et apprenez, Endoctrinez serez en gênerai :

Qui n'est loyal, charitable, feal^, Fust il royal, son fait ne prise ung double >. Quant mort assault, le riche et saige trouble; Vous vous troublez en amassant richesse y Sans prouesse voulez grans biens acquerre , Mais en la fin qu'esse que gentillesse!

Quant mort blesse les mondains et les presse

i . Le double valoit 2 deaien.

«. Boetiiis* : Omnc hominum genus in terris simiU svgit ab orttt.

b. invenalis : Nobilitas soU est éOqai anica irirtu.

l'ère chrétienne. Il ne paroXt point, pnr sa vie, qu'il ait été en relation ofec d'autres empereurs que Néron, Vespasien, Domitien et Nerya.

* Bolce, philosophe piripatiticien , mort en 524. Son Une de Consolatione fia cUlbre au Moyen Age, Ses œuvres ont iti imprimées d Bâle, 1570, fol.

24 Gringore.

Leur haultesse si n'a que huit piedz de terre ". Qui biens serre trop ardamment il erre.

Car requerre on ne doit biens estranges Qui font perdre gloire des benoistz anges.

Aucuns veuillent si treshault entreprendre Que comprendre ne sçauroient leur toUie ''.

Trop hault monté on voit souvent descendre, Parquoy prendre convient reigje , etaprendre Ou entendre qu'il fault ^u'on se humilie ^.

Péché lye les folz, et Dieu alie »

Et rallie ses serviteurs notables.

Vertu > produit d'escouter bons notables ^

L'Entreprise des f oh conquerans.

Il en y a qui par leurs fiers oultraiçes >>i^t^. Vcuflent avoir d'autruy les heritaiges^,

t- ' ^ Contre raison y vont à forte main ;

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