‹ Œuvres complètes de Gringore; (volume 2)Chapitre 202 sur 207 · Il faudroit · texte numérisé non relu

Il faudroit

4. A la place de ce vers et des huit précédents , on lit dans l'édition de Nyverd :

Fit pas Jésus , qui ne sont choses fausses,.

Miracle grand en Galilée , aux nopces D' Architriclin , alors qu'à la prière De sa très-saincte et très-sacrée mère, Il mua l'eau en vin ? Voulut-il pas Se demonstrer, peu après son trespas , A clle-mesme , et aussy luy transmettre Le Sainrt Esprit et puis au ciel la mettre En corps et ame en Dieu toute ravie?

3J4 Gringore.

Ce vueille ou non Luthérienne " envye, Qui en karesme a permis chair menger, Et soustenu qu'il n'y a nul danger Vie mener bestialle et gourmande , Aux quatre^mps mengeant chair et viande , Et sans jeusner vendredis , samedis , Veilles* des saincts, Luthériens telz dictz Veullent prescher, qui sont plain[s] de faintise, Lubricité, erreur et gourmandise, Voullans grever la très crestienne loy.

Car les prelatz augmentateurs de foy J, Pour préserver de mal le corps et l'arae Cheoir ou tumber en 4 Pinfemalle flamme Du feu d'enfer J, ont voulu ordonner Faire abstinence et aulcun temps jeusn^; Car trop menger maladie au corps livre , Et abstmence à deité ^ faict vivre Les hommes sainctz d'esperit en chascun lieu, Et, qui mieulx vault , avoir 7 grâce de Dieu , Et gourmandise est cause de luxure , Qui aux humains en fin est aspre et seure 8.

Ainsi Luther 9, ses consors et vassaulx, Vivent ainsi que en ung toict »° les pourceaulx, Blasmant l'Esglise et prestres vénérables , En espérant bons faire à eubc semblables,

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