Les rois
}, Les juges. Il explique sa pensée dans le dixain suivant, en indiquant que c'est la vente des offices de judicature qui force les juges à vendre à leur tour l'injustice.
4. Nous notons ce mot surtout pour faire remarquer sa présence au commencement du xvi* siècle. Le sens en est connu.
5. Ce. Le substantif officiers , titulaires de ces offices , est sous-entendu.
a. Esaie , V : K< qui justificatis impium pro muneribus, et justiciam justi aufertis ab eo.
b. Esaie , I : Omnes diligunt munera sequuntur ntribu- Uones.
Les folles Entreprises. 4;
Se à son plaisir on couppe, rongne et taille , Endurer îault ; loy nouvelle peult faire , Mais s'il l'a fait à justice contraire , Mal luy en prent, la loy n'en est pas bon ne^, Vers Bon Conseil prince se doit retraire ■ S'il veult en paix maintenir sa couronne.
Valire dit et racompie unejiystoyre Que 'fay voula rédiger en mémoire *.
11 fut jadis ung bon simple povre homme Cytoyen 3 de la ville de Romme Lequel avoit une playe chancreuse En sa jambe, mauvaise et dangereuse , Et la monstroit y comme ses povres gens Qui sont d'avoir et de biens mdigens , Sur le chemin y affin qu'on luy donnast Quelque aulmosne de quoy se gouvemast Et qu'on congneust sa maladie aperte; Laquelle^playe estoit toute couverte De cosses mouches qui si fort l'avoient mors ^ Qu'uz en estoient enflées parmy le corps.
D'aventure vint ung homme notable Qui de ce cas fut tresfort pitoyable, Et pour luy faire aucun allégement