Ils ont assez Tusage de blasmer
tf. Mathei, XXIII : Quecumque dixerint vobis servate et facite, secundum opéra yero eorum nolite facert , dicunt enim et non faciunt,
h. Ad Roma, Il : Qui alium doces, teipsum non doces, foi predicas non furari dum furaris, qui dices non mechari kttm mecharis.
>; 102 Gringore.
Comme les Reformateurs n'ont osé assaillir Us '^ grosses aobayes, du commencement,
[ mais ont reformé les Mendians;
* et sont comparez aux
Loups sortans des boys ^.
f es loups partans secrettement 1-^Des boys pour faire des grans maulx, , ^ Pevent regarder songneusement
MuletZ; jumens et grans chevaulx;* Garde n'ont de leur faire assaulx * Quant ilz sont ensemble serrez,
Pource qu'ilz ont les piedz ferrez.
Les loups seroient tresmal venuz D'assaillir ces grans beufz comuz , Qui ont cornes pour eulx deffendre; ' Aussi ilz n'en assaillent nulz ^,
Point ne s'efforcent de les prendre ; Hz n'osent aussi entreprendre
I . Gringore se trompe , car la réformation des riches /„ abbayes de Tordre de Saint-Benoît, entre autres de Saint-
^ Germain des Prés , suivit immédiatement la réformation des
Jacobins et des Cordeliers. Ces deux ordres , avec les Carmes ^* 1. 1 et les Augustins , étoient les plus anciens des ordres men-
• ;^ •''***• j dians. Le nombre en fut plus tard porté à sept, par la créa- '; V, "^'•■*'J. .,^ tion des Capucins, des Récollets et des Minimes. Les plus ^' / actifs de ces Réformateurs , contre lesquels notre poète mon-
tre tant d'hostilité , étoient , sous la haute direction du grand ■ ^ cardinal d'Amboise, légat du pape, les évèques d'Autun et
de Castellamare ; Olivier Maillard , pour les ordres Men- ;.: dians; frères Jean Rollin et Philippe Bourgoing, religieux
. . de Cluny, pour les Bénédictins.
a. Ovidius : In audaces non est audatia tuta.
b. Alanus : Dente timetur aper, défendant comua thaurum,
Imbelles dame quid nisi preda sumus f
Les folles Entreprises. io) *
D'assàiltir ung tas de pourceaulx, ••'
Qui grognent dedens leurs tropeaux. , . . j^
Ces loups subtilz , pervers, s'adressent * ., ^ -
Aux simples bestes, qu'ilz oppressent ; ^ •"' *, ^
Comme lyons devorateurs, V. . *«
Povres aigneaux navrent et blessent, Mesmement les simples pasteurs. .. •^*
Tout ainsi noz reformateurs • ,
Ont voulu faire leurs mistères , , ^' •
Et n'ont osé , de peur des heurs », . . r*-
Assaillir les gros monastères ^.
L'Acteur. - .
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O séducteurs qui par blandissemens, ' — «r
Par faulx semblans et subtilz documens , , .
Entreiprenez entreprises damnables ,
Rompans chartes, mandemens , instrumens *> q^ * ' !' «" Subvertissans princes par preschemens , , ^*^^ * t '.
Et commetant des vices exécrables , wav^c-iûUa '■ v-
Enseignemens proferez et notables 3; ". v
Bouche les dit, mais le cueur dissimule '!
Sainct Augustin, sainct Benoist, gens notables, ^ ! .
Confesseurs sont, jamais n'alloyent sur raulle. • ^
Quant d'aleguer4 : «j'ay souffert peine aus- Et suis jà vieil » ; on entend ce mistère , [tèrc; ! / -