‹ Œuvres complètes de Gringore (volume 3)Chapitre 68 sur 208 · I. Pensée contraire à celle qu'ils montrent · texte numérisé non relu

I. Pensée contraire à celle qu'ils montrent

a. Hieronymus : Principatus in populo non sanguini deferendus est sed vite, quia que Dei sunt ab homine dari non possunt.

b. Basilius : Famelici panls est ^uem tu tenes, nudi tunica quam in concUtvi servas , discalceati calceus apud te marcuit, quo circa tôt hominibus injuriaris quoi dare valera.

c. Ezech., 111 : Si dicente me ad impium : Morte morieris; non annunciaveris, ei sanguinem ejus de manu tuâ requiram.

90 Gringore.

Le temps d'Aaron il faultcercher ailleurs.

Car les prelatz ne sont point batailleurs , Comme il estoit, pour exaulser la loy.

Les apostres , tenant leur simple arroy ' Convertirent le peuple à Jesuchrist Par preschemens , mais à ce que je voy On se mocque d'ouyr le sainct escript.

Mais où sont ceulx qui en captivité Sont detenuz pour prescher vérité 1 On en voit peu hanter en seigneurie». Chasseurs, voUeurs ? sont en auctorité*, Riches habitz , pompes , mondanité Ont présent bruyt, mais vertu est perie; Abbus, larcin, oultraige, flaterie Mainent l'estat de l'Eglise à leur aise^; Symonie , couverte puterie , Font bien souvent entreprise mauvaise.

C'est par orgueil , qui ainsi les abuse, Qui en la fin ses serviteurs ne excuse ; Car liez sont de dangereux liens; S'ilz ont acquis biens mondains par leur ruse, Ung autre vient qui après eulx les use , Dont se meuvent grans inconveniens , Car l'homme mort , on treuve les moyens Partir en trois ses biens, tant soient vaiuables4 :

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