‹ Œuvres complètes de Gringore;Chapitre 17 sur 40 · LS HERAULT · texte numérisé non relu

LS HERAULT

Vécy l'homme, Lequel a blasphémé Dieu, comme L'avez ouy, puissant seigneur.

Le Roy.

Mon amy, as-tu point orreur, En ton cueur et en ton couraige, D'avoir fait sy villain oultraige A Jésus, notre rédempteur.?

Le Bourgoys.

De la bouche et non pas du cueur Je Tay dit et à chaude colle.

Le Roy.

C'est une villaine parolle Qui doit desplaire à tous humains, Et fault que telz sermens villains Soient pugnys. Prenons le cas tel.

Je ne suys qu'ung homme mortel ; Mais, quant on me despiteroit.

Par la justice on pugniroit Le despitant pour son mérite, Et celuy qui Jésus despite, Qui nous a du dangier ostez lyestre dampnez et rachetez En souffrant mort et passion.

N'en aura pas pugnicion.

Seroit laschemcnt feit à moy.

En effect, à ce que je voy.

Le Roy est courroussé très fort De ce serment villain et ort Que le Bourgoys a voullu faire.

228 Gringore. [4571

Chevallerie.

Aussy tel serment doit desplaire A gens de bien.

Le Roy.

Blasphémateur Du nom de Dieu nostre Seigneur, Signé seras, sans nul default »

Parmy les lèvres d'un fer chault, Car serment as fait détestable, Affin que tu ayez perdurable Mémoire de ton gnef meffait Et péché; aussy en effait Afhn que ceulx qui te verront Ton péché remémoreront, Eulx gardans de telz sermens faire.

Le Bourgoys.

Noble prince très de bon aire, Aiez pitié de moy.

Le Roy.

Ostez Cest homme ; tost exécutez Mon édit sans dissimuler.

Le Hérault.

R*en ne gaignes à recuUer; Force est que vous passez par là.

Le Bourgoys.

Mon amy, j'entens bien cella ; Je n'y puys mettre resistence ; A Dieu crie mercy de Toffence Que j'ay commise.

4587] Vie Ms s. Loys. 229

Le Varlet du Bourreau.

Hau, mon maistre.

Le Bourreau.

Que dis-tu, varlet ?

Le Varlet.

Il fault mettre [Ung fer au feu, sans altercas].

Le Bourreau.

Pourquoy, varlet ?

Le Varlet.

Voyez-vous pas Ung homme qui est condampné P

Le Bourreau.

Se n'est pas mal imaginé ; Je voy le Hérault qui le maine.

Le Hérault.

Despesche-toy, maistre Mytaine D'exécuter en ma présence Dessus cest homme la sentence Que le Roy a donné sur luy.

Le Bourreau.

Et quelle est-elle ?

Le Hérault.

Qu'aujourd'huy D'un fer chault, et sans plus attendre Ses deux lèvres te convient fendre, Sans Tespergner, jusques aux dens. -

Le Bourreau.

Je donneray tantost dedens, Mais que j aye mis à point mon cas.

2}o Gringore. [4604

Çà, dufeu.

Le Varlet.

Et voyez-vous pas Que je souffle jà le charbon ?

Le Bourreau.

Metz le fer dedens.

Le Varlet.

Et quoy donc ?

Le Bourreau.

A ce pillier je te lieray.

Le Varlet.

Voère, et tandis je souffleray; Mais il le fault estroit lyer.

Le Bourreau.

Fièvres te puissent relyer.

Me veulx-tu mon mestier aprendre ?

Le Varlet.

Mon maistxe, hastez-vous de prendre Le fer chault; il se rafrescbit.

Le Popullairb.

Ce pauvre homme de paour blanchit ; J'en ay grant pitié, sur mon âme.

Le Bourgoys.

Or seray-je à jamais infâme ; Chascun me monstrera au doy. Mais velà ; puysqu'ii plaist au Roy, Force m'est de passer par là. .

Le Bourreau luy fent les- lèvres.

Esse besongné P

462^] Vie Ms S. Loys. 231

Le Varlet.

Le velà Acoultré ainssy qu'il le fault.

Vous lui avez de ce fer chault Fait quatre lèvres.

Le Bourreau.

Or serrons Nos ostilz et nous retirons ; Car je vueil, sans dissimuler, Dedens troys jours, à Laon aller, Puysque j'ay la bource gamye.

Le Varlet.

Je vous y tiendray compagnie.

Le Bourreau.

Serrez tout ; trop sommes icy.

Le Popullaire.

Je grumelle de veoir cecy.

Je sçay bien <jue grant tort avoit De jurer ; mais le Roy devoit Le pugnir en aultre façon, Veu qu'il est homme ae façon ; Le jugement est rigoureux.

Le Hérault.

Dessus ce pauvre malheureux La centence est exécutée ; Mais er a esté bien notée Du peuple.

Comment ?

En effcct

2^2 GRINGORE. U^SX)

Le Peuple dit que c'est mal fait Et dit que c'est contre droicture.

Le Roy.

Je remémore TEscripture Qui dit que ceulx qui droit feront Sire Dieu, ilz les maudiront ; Mais tousjours auront la main forte.

Plust à Jésus qu'en ceste sorte Fusse d'un fer chault auiourduy, Ainssy comme a esté celluy, Et au royaulme on ne jurast Le nom de Dieu ne parjurast; Je le prendroye en pacience De bon cueur.

Bon Conseil.

En ma conscience.

Le Roy parle bien saigement.

Chevallerie.

C'est ung terrible jugement Toutes foys ; or n'en parlons plus ; Le Roy en a dit et conclus Tout ce qu'il en falloit conclure.

Le Roy.

Je r^arde entour la closture Des Innocens qu'il n'y a rien, Et toutesfoys je vouldroys bien Qu'il put servir d'aucune chose. Or, ainssy comme je suppose, En Paris, en maintes manières, A de povres femmes linçières Qui vendent de vielles cnemises; SeuUement à ce se sont mises

4677] Vie Ms S. Loys. 255

Par pauvreté; il est ainsy ; Povres ferrons y a aussy, Qui ne peuent, ainssy qu'advisons, Avoir des ouvrouers ne maisons ; Par quoy la place je leur donne Sans rien en paier, par aumosne ; Fermes n'en payeront ne enchères, Pourveu que charrons et lingières Soient gens de bien, non aultrement.

Le Popullaire.

que le Roy benignement Aide aux povres ! u est piteux, Doulx et miséricordieux Sans orgueil ne sans avarice ; Oultre plus il ayme Justice, Qui est pour ses subgetz grant bien.

L'Abbé.

On ne s^auroit dire combien

Je suys joyeux de ses enfans

Qui sont sy beaulx, sy triumphans.

Et sy doulx; point ne les faiiit batre ;

Je vueil qu'ilz se voysent ^batre

En la forest, pour passer temps.

Beaulx enfans, à ce que j'entens,

Estudié avez assez ;

Je vueil bien que le temps passez

En la forest.

Primus.

Bien nous yrons Et chascun son arc porterons Pour tirer au gibier.

2J4 Gringore. [4^99

Sbgundus.

Vrayment Il y a bel esbatement En ses boys. ^

Tertius.

Or, sans plus débattre, Icy, allons nous y esbatre, Pour veoir se nous rencontrerons Gibier, que nous enferrerons; A ce nous convient occuper.

Primus.

Cela seroit bon pour soupper Avec Tesbat qu on y peut prendre.

Le premier Forestier.

Se quel<iu'un voulloit entreprendre De venir en ceste forest Pour chasser, je seroys tost prest De mettre dessus luy la main.

Le ij* forestier.

Imaginez que j'ay grant fain Que quekj un tumbe sous ma patte.

Sy fort n'y a que je n'abatte Quant je metz dessus luy la poue ; Puys notre maistre nous advoue De tout ce que faisons icy.

Le premier Forestier.

Messire Enguarran de Coucy Nous a commis garder ses boys.

Le ij«.

Le corps bieu, je ne me consnoys En son cas ; c'est ung terrible homme,

47Ji] • Vie Ms S. Loys. 255

Etcuyde que d'icy à Romme On nW saroît trouver ung tel.

Le premier.

H est son ennemy mortel Qui vient en ses boys chercher proye.

Messire Enguerran de Coucy.

Plus tenir je ne me sauroye Icy, sans aller passer temps En ma forest. Comme j'entends, Bestez roussez y a assez; Je sçay bien qu^en ces jours passez J'en- ay vea grande (quantité.

Se quelq'un s'estoit incité De venir dedens ma forest Pour chasser, sans aucun arrest Estrangler leferoye ou pendre.

Forestier^ ?

Le premier Monsieur.

Messire Enguerran.

Il fault tendre Le fille, «ffin que priions Quelque proye, car nous voulions Passer temps et nous resjouyr.

Le ij«.

Le gibier ne pourra fouyr Que n'en ayons ou pié ou elle.

Messire Enguerran.

Qui en orra quelque nouvelle, Qu'il corne hault.

256 Gringore. * [47Î9

Le premier.

Syrferons-nous. ^ Messire Enguerran.

Vous ferez le guet entre vous Près du fille. Je m'en yray Parmy le boys, et chasseray Ainssy que je sçay qu'il fault faire.

Le ij«.

Nous entendons bien cest affaire ; Monsieur, ne vous en soucyéz.

Messire.

Cornés bien fort, se vous voyez Quelque proye; je comeray, Si tost aussy que j'an verray ; Que chacun entende à son cas.

Primus.

Mes compagnons, et vécy pas Ung bel esbat ?

Secundus.

Sy est vrayment.

Tertius.

Or chassons, tout doulcettement Passant temps.

Primus.

Ces arbres sont beaulx, Et puys le doulx chant des oyseaulx Nous lesjouyssent à merveilles.

Primus. , Nous voyons choses nompareilles En ce boys.

475^] Vie Ms S. Loys. 237

Tertius.

Tirons hardiment, Par manière d'esbatement, De nos arcs. /.

Ycy tirent, Primus.

Nous avons frappé Ce connyn ; qu'il soit atrappé ; Après, après ; suyvons lay tost.

Le premier forestier.

Or escoutons.

Le ue.

Las, ne dy mot ; Lesse les chasser; attendons.

Le premier.

Plus ne fault que les regardons.

Puys qu*ilz sont sur nostre dangief Prendre les fault; pour abréger.

S'ilz sont prins, il fault qu'on l'entende, Qu'ilz payeront une bonne amende A laquelle nous partirons.

Le ij«.

A mort, ribaulx.

Le premier Forestier.

Nous vous tuerons. Se ne vous rendez tost à nous.

Primus.

Mes amys, que nous vouUez-vous P

Le premier.

Messire Enguerran de Coucy N'a point permis chasser icy,

2}S Gringore. [4777

Sans son congé et sa licence.

SfiCUNDUS.

Celuy de noos n'y a qtii pense Nul mal.

Le ije.

Nous n'en sçavons rien.

Icy ne venez point pour bien ; On saura qui vous y admaine.

Tertius.

De ceste abbaye, qu'est prochaine, Sommes présentement issus.

Le premier.

Je vous prie, n'en enquerons plus ; Sonnons notre cor, qui fera Venir Monsieur, puys en dira Tout ce qui luy en plaira dire«.

Ycy corne, Messire ënguerran.

Il est saison que me retire Devers mes gens ; car j'ay ouy Leur cor ; je seray resjouy Mais qu'ilz ayent prins aucune proye.

Et toutesfoys bien je vouldroye Estre à la prise.

Primus.

Messeigneurs, Nous ne sommes point malfaiteurs ; En rien nous n'avons ofFencé.

Secundus.

Certes, jamais n'eussions pensé Vous faire quelque desplaisir.

4797] Vie Ms S. Loys. 239

Tertius.

Hélas, nous vouliez-vous saisir, Et nous n'avons en rien meffect.

Messire EKGUERRAN.

Qu'esse que ces paiilars ont fait.

Forestiers ?

Le premier.

Monsieur, ils chasstiient En vostre boys, et pourchassoient Le gibier parmy ses buissons.

Messire Enguerran.

Ha, traistres, ha, paiilars garçons, Filz de putains, larrons, villams.

Chassez-vous mes cerfs, bischez, dains, En ma forest ? Je regny bieu Si jamais partez de ce lieu Sans souffrir mort dure et cruelle, Car offence trop criminelle Faictez à rencontre de moy.

En despit de Dieu et la loy, Fault-ii aue ses paiilars icy Me desroDent ? Heu, qu'esse cy ?

Pas n'en demourrez impugnys.

Le Varlet DU Bourreau.

Mon maistre ?

Le Bourreau.

Qu'esse que tu dis ?

Le Varlet.

Et j'enraige que je ne boys.

• Gringore. [4815

Le Bourreau.

Mais que soyons hors de ce boys, Nous ferons ung très bon repas.

Le Varlet.

Nous yrons à Lan, ferons pas P

Le Bourreau.

Et ouy dea, c'est notre entreprinse ; Nous avons ceste sente prinse Pour y estre plus tost.

Le Varlet.

Allons; Mais que par ycy dévalions, Nous trouverons tantost la plaine.

Messire Enguerran.

Où vont les gallans ? Qui les maine t

Le Bourreau.

Nous allons à notre adventure.

Messire Enguerran.

Quoy, venez-vous chercher pasture En mes boys ?

Le Bourreau.

Non, sauf votre grâce, Mais le chemin, qui par cy passe.

Nous suyvons pour à Lan aller.

Messire Enguerran.

De quoy vous sçavez-vous mesler ?

Le Bourreau.

Pardonnez-moi de mon office; Suys Exécuteur de Justice; Monseigneur, je ne vous mentz point.

4835] Vie Ms s. Loys. 241

Messire Enguerran.

Tu es venu aussy à point, Le sang bieu, qui t'auroit mandé.

Le Bourreau.

Ce qui me sera commandé J*accompliray.

Messire Enguerran.

Prens ces paillars, Maistres larrons, pendars, pillars, Et à cest arbre me les pends.

Le Bourreau.

C'est assez dit, je vous entends ; Il n'est plus requis qu'on m'en presche ; J'en feray tantost la despesche; Ouvryer suis touchant cest affaire.

Çà, venez.

Ycy prenî le premier, Primus.

Que vouUez-vous faire ?

Le Bourreau.

Je vous vueil, pour le faire court, En ce bel arbre, hault et court, Estrangler, les aultres aussy Qui sont avec vous.

Primus.

Q^u'esse cy, Jhesus, et d'ont vient cest oultraige ?

Nous n'avons fait aucun dommaige / En vôstreforest.

Le Bourreau.

Il vous fault, Gringore II

Pour pascer temps, monter là hault, Et puys devaller enmy voye.

Secundus.

Helas, et fault-il que je voye Mourir sy gracieulx enfant r

Le Varlet.

Vous en aurez tantost autant, Et sy estez bel et mignon.

Le Bourreau.

Aussy aurra son compaignon, Car il m'est commandé.

Tertius.

Hélas, On nous vent bien cher le soûlas Qu'en ce boys avons voulu prendre.

Le premier.

Mes compagnons, il fault entendre Que vécy la fin de nos jours ; Nul ne nous peult faire secours ; Mourir fault, sans nulz contreditz ; Je pry Dieu qu'en son Paradis Aujourduy le voyons tous troys.

Adieu, mes amys.

Icy le geîte le Bourreau.

Le Bourreau.

Hault le boys.

En velà jà ung despesché.

Le Varlet.

Il n'a guères longtemps presché.

Mon maistre.

4872] Vie Ms s. Loys. 243

Le Bourreau prent le ij^.

Au plus près de luy Serez ataché aujourduy, Car vous estez enfant de sorte.

Secundus monte.

En Jesucrist me reconforte ; En luy seul est mon espérance.

Hélas, hélaS; notre plaisance Est montée en dueil et courroux.

Tertius.

Haa, beau cousin, que ferons-nous ?

Mourir nous fault cruellement, Et le porter paciemment, Mon amy.

Secundus.

Helas, que diront Noz nobles parens, quand sçauront Nostre mort très dure et amère ?

Tertius.

Je plains mon père.

Secundus.

Et moy ma mère.

Tertius.

Je ne croy point, je vous affie, (^e de dueil ne perdent la vie Si tost que notre mort sauront. .

Messire Enguerran.

Ces coquins icy prescheront MesHuy ; despesche lay paillart.

Le Bourreau le gette.

Respondez si je suys fétart;

244 Gringore. [4900

Le velà despesché soubdain.

L'autre?

Le Varlet.

Je le tiens par la main Tout ainssy comme une espousée ; Il est tendre comme rosée Le jeune enfant.

Le Bourreau.

Tay toy, tay toy.

Mon amy, montez après moy, Et pensez à Dieu.

Cy Patache.

Tertius.

A grant tort Nous faictez endurer la mort ^ Mais force est prendre en pacience.

Notre bon Père Abbé ne pense Pas le desplaisir qu'on nous fait ; On nous monstre rigueur, de fait Sans avoir aucun mal commis.

Tous troys sommes à la mort mis Par ung homme plain de malice.

Las, où est droit, où est justice, Où est amour, fraternité, Où est pitié et charité ? Il ne les fault plus ycy querre.

Le Bourreau le gette.

Despesché est sans plus enquerre; Il nous faisoit trop long sermon.'

Messire Enguerran.

Velà le vin du compagnon.

492}] Vie Ms S. Loys. 245

Le Bourreau.

Pren, mon varlet.

Le Varlet.

J'y voys.

De bonne heure vinsmes au boys Puis qu'avons eu si bon payement.

L'Abbé.

Mes enfans sont trop longuement En ses boys ; j'ay peur qu'ilz n'ayent maL Je vueil aller amont, aval, Pour sçavoir se les trouveray, Et jamais ne retoumeray Se je n'en ay quelque nouvelle.

Ycy regarde les enfans.

Glorieuse Vierge pucelle, doulx Jésus, et qu'esse-cy?

Las, las, d'ont est venu cecy ?

quel desplaisir, quel oultraige !

quelle perte! Quel dommaige, Que le malfaicteur ne peult rendre !

Avoir fait ses innoscens pendre.

Messeigneurs, et d'ont vient cecy?

Le premier Forestier.

Messire Enguerran de Coucy L'a fait faire.

L'Abbé.

Dictez-moy la cause.

Le ije Forestier.

Conclusion, à peu de pause, Hz vouloient tous troys pourchasser Leur proye en ce boys et chasser.

Ce qu'ilz ne pevent ne doivent faire.

246 Grxngore. [4946

L'Abbé.

Les falloit-il pour tant deifaire D'une puenicion mortelle P Oncques nommes ne vit mort telle Ne qui coustast sy chèrement.

Despendés les hastivement, Et en mon abbaye portez Ses nobles corps ; qu'ilz soient ostez De cest arbre.

Le premier.

Très voulentiers.

L'Abbé.

Qu'ilz soient despendus, Forestiers^ Et portez à mon monastère.

Le ue. .

' Il sera fait, Révérend Père ; Voulentiers nous vous aiderons.

L'Abbé.

En notre abbaye les porterons Enterrer solempnellement.

Ycy les despendent,

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