‹ Œuvres complètes de Gringore;Chapitre 36 sur 40 · Imp. : Tons · texte numérisé non relu

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4. Chercher dn<j pieds à un mouton c'est faire une chose sotte, chercher midi à quatorze heures. Baude, dans le « Débat de la Dame et de L'Escuyer » emploie la même comparaison proverbiale :

Soyez ouvert, parlez clair ; 'jamais saige- Ne va serchant les cinq piedz de mouton.

{Recueil d'anciennes poésies Françaises, IV, 1856, p. 155.)

Cringore II 23

354 Gringore.

Mais qui vous meult venir descendre en France, Voulans tenir les Princes en souffrance, Cuydant gaster une Province telle; C'est follye avec oultrecuydance Et que n^avez de Raison congnoissance ; Chascun sçait bien que n'y avez querelle ; Vraye science, acquise ou naturelle.

Vous prisés moins (jue irraisonnables bestes : Folz font ainsi qu'i leur monte en leurs testes'.

O cueurs félons, derogans à Noblesse, Qui appetez par folle hardyesse Dessus Princes avoir la seigneurie, Desprisez vous leur vertu et proesse.

Et que leurs cueurs, rempliz de gentillesse, Ne combatent vostre Gendarmerie ?

Estimez vous si peu Chevalerie Qu'elle ne soit^ soy venger disposée 3 ?

Par ignorans science est desprisée.

Comme le loup hors du boys se transporte Quand il a faim, espérant qu il rapporte Beste ou oyseau de quelque pasturage, Suysses pervers assemblent leur cohorte.

Des montaignes partent en ceste sorte , Leurs proyes prennent en ville et en villaige^, Et ne visent à la perte et dommaige.

Que au peuple font, ne qu'ilz offencent Dieu : Là où Force règne, Bon-Droict n'a lieu.

Bien congnoissez que, quant ung chien a fain,

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