VI NOTICE
étaient presque faites, et -mon violon s'apprêtait à devenir un luth ^ quand on me dit : « Restez , a au .nom du roi; » il faut bien que je reste, et Ton m'accuse de mobilité ! — Le fait est, qu'il y a trois mois, un homme bien vêtu et de fort bonnes manières, décoré et poli, me vint trouver et me demanda la permission de m'adresser toutes les questions qui lui feraient plaisir. Sachant que mon visiteur ne pouvait être animé que de bonnes intentions, j'accordai. Voici en substance cet interrogatoire : w Quelles sont vos opinions politiques? — J'appartiens ce à l'opposition. — Républicaine? — Oh ! non pas, dyce nastique, centre gauche, ou à peu près.... » Résumé fait par mon visiteur. « Très-bien..,.» Et voilà com- 4nentjene vais pas en Grèce; je donne ma démission de l'école d'Athènes; je ne reste pas au collège Charlemagne, je quitte l'Université; je ne demeure plus à la place Royale; j'habite les Tuileries ; je fais Téducation du petit-fils du roi, du fils du duc de Nemours. Le visiteur était M. Régnier.... Ce qui m'a décidé, c'est avant tout la pensée qui me séduit, d'élever à mon pays un prince libéral, ami des idées généreuses^ et, à cet égard, je n'ai accepté que sur la garantie que je serais maître de son éducation et que rien ne contrarierait ma pensée. »
Je continue l'extrait de ces lettres de M. Rigault.
1. M. Rigault aimait beaucoup la musique et jouait fort bien du violon.