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furent un peu les abus qu'il voyait autour de lui, dans son village; ce fut sa préférence très^marquée, sinon très-définie, pour un gouvernement peu ami de la liberté, comme disait récemment encore M. Sainte-Beuve; ce ne fut pas uniquement la rancune d'un candidat évincé. D ne faut pas dire non plus que Courier signait : Paul-Lou», vigneron^ parce qu*il ne pouvait signer: Paul-Louis^ bamm de Montmcrmcy. Il signait vigneron, non par haine pour raristocratie, mais pour se rallier le tiers état, comme on signait ouvrier en 1848, pour plaire au peuple. Selon les temps, on date ses lettres à la popularité, de sa vigne ou de son atelier, cela dépend; c'est un calcul de politique, puéril si l'on veut, ce n'est pas une protestation de Torgueil. U ne faut pas dire que Paui^Louis a attaqué le roi, le noble et le prêtre, parce que le roi dominait du haut du trône, le noble du haut de son aiiire généalogique, le prêtre du haut de sa chaire *• Il ne faut pas dire que Paul-Louis est un piéton qui voulait éclabousser les voitures *. C'est là de Tesprit Àcile : rien de plus aisé que de prendre à M. Nettement son image, et d'écrire de loi qu'il est un piéton légitimiste et qu'il veut éclabousser le diar des hbéraux. Ou plutôt ce n'est pas de resprit, c'est de l'esprit de parti. Quand Tesprit de parti {Mrévaut dans les ouvrages politiques, il a une excuse : on doit beaucoup pardonner à la doctrine des <^inîoiis et à la loyauté des sentiments. Il n'y a pas de foi vive sans un peu d'intolérance. Mais, quand l'esprit de parti règne dans la critique littéraire et y persécute jusqu'aux morts» quand on fait non plus de Courier, non jdus de Béranger, mais de La Fontaine, mais éeJeanlm-wéme, un anarchiste de bonhomie méchantes parce que lea& a dit na jour, à propos d'un âne ; Notre emnemi^ c'eet notre maUre, on est injuste e^ Aux