Œuvres de Napoléon III ^ t. II, p
2. Théorie de rameur et de la jalousie; VEsprit des femmes H les
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d'esprit, de trop d'esprit, continue Charles de Bernard et Balzac. Charles de Bernard avait pris la femme à quarante ans, Balzac à trente. Leur continuateur la prend à vingtcinq, l'Age vrai, pense-^t-il, la date précise de Tavénement de la femme complète et définitive , le moment décisif où l'astre passe à l'horizon. Ce n'est qu'à vingt-cinq ans, selon lui, qu'elle est capable d'aimer. Plus tôt, elle est au-dessous de la passion , et plus tard au-dessus ^ Il y a des femmes qui sont de cet avis. C'en est une qui a dit : c Jadis Julie, à dix-huit ans, aimait Saint-Preux par inclination, et à vingt-deux, elle épousait M. de Volmar par obéissance. C'était le siècle. De nos jours, Julie est une ambitieuse qui, à dix-huit ans, commence par épouser volontairement M. de Volmar; puis à vingt-cinq, revenue des illusions de la vanité, elle s'enfuit avec Saint-Preux par amour. Aujourd'hui, à vingt-cinq ans, Manon Lescaut mettrait Desgrieux à la porte pour épouser un vieux financier; Virginie quitterait Paul pour se marier à M. de Labourdonnaye, et Atala , la fille des forêts vierges , sacrifierait le beau Chactas au P. Aubry, si cet honnête vieillard n'avait fait vœu de pauvreté. » C'est Mme Delphine de Glrardin qui a répandu dans le monde tous ces bruits de mariages antiromanesques qui confirment la théorie sur la femme de vingt-cinq ans ' ; et voilà comme les hommes ne peuvent médire des femmes sans qu'il y ait une femme pour leur donner raison.
Plus tard, j'examinerai les opinions des hommes : aujourd'hui je voudrais recueillir les idées des femmes sur
femmes tVesprit, deux volumes, par Slahl. Voir aussi : Le Bien et le mal tju'on dit de Vamour, deux volumes par M. Deschanel; les Femmes dam les temps anciens H dans les temps modernes ^ par M. J. Baissac; les Fem-mes y par Balzac; les Femmes^ par Alphonse Karr; les Femmes comme elles sontf i>ar Arsùuc Iloussayo. Taris, Michel Lévy.