CHAPITRE VI
Ce chapitre n'a pas donné occasion à de sérieux débats ; il renferme des mesures de défense par voie de conscription , qui , tout odieuse qu'elle soit à tous les peuples de l'Europe , est devenue et demeure inévitable pour nous , aussi longtemps que toutes les autres puissances de l'Europe la conservent.
Il y avait cependant , selon moi , un moyen constitutionnel équivalant ^ qui nous eut dispensé de la conscription , et j'en ai fourni un mémoire historique sur les anciennes milices des Belges, que j'ai remis à M. le baron de Capellen , pour être
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soumis au roi , mais il ne Ta pas fait : la copie-minute est dans mes cartons.
Il consiste à avoir une armée soldée et enrôlée, de 60,000 hommes^ toujours sur pied; de former tous les habitans , chacun dans son endroit, de 18 à 50 ans en cadres militaires, mais sédentaires ; de les exercer et de les avoir toujours prêts au besoin pour la landtœir, c'est-à-dire pour défendre les frontières, sans devoir en sortir.
Telle est Fori^ne de nos gebuerten et v>ycken, comme je le prouve dans ce mémoire. Avec une pareille institution chacun resterait chez soi vacant à ses affieiires , et le roi , en cas d'invasion ennemie , aurait toujours une armée de plus d'un million d'hommes prêts et exercés , sans qu'il lui en coûterait im sol pour solde.
Ce système est nécessairement fondé sur l'amour du roi , et force le roi à se le concilier ; par un pareil système l'amour devient un devoir réciproque.