Le baron d'ânethan , du Luxembourg. Belge
24. Le baron Yander Dussen , président de l'ordre équestre du Brabant-Hollandais. Hollandais.
De Meyer, greffier du tribunal civil à Amsterdam, secrétaire de la commission.
Il ne sera pas indifférent pour la postérité de connaître le personnel de tous ces membres et quelques particularités relatives à ces conférences ; il serait inconvenant de les divulguer dans ce moment ou pendant la vie de ces députés, d'autant plus, que les notions que j'en donne, je ne les avance que d'après ma manière de voir et d'après celle qui me parut la plus commune. Je puis me tromper et par cette raison, je n'entends point qu'elles soient réputées positives.
Toutefois ce qui est positif, c'est que le roi n'a &it influencer aucun des membres, tous ont joui de sa part j de la liberté d'opinions la plus parfaite , et le comte De Thiennes avec qui j'ai été très-lié , depuis 1790, tout ministre du roi qu'il était, m'a assuré que le roi , en le nommant membre de la commission, ne lui avait donné aucune instruction ni recommandation de travailler en tel ou tel sens.
Seulement a-t-on pu remarquer sensiblement et sans s'y tromper, que le président , MoUerus et Van Maanen avaient
CHARGÉE DE RÉDIGER UN PROJET DE CONSTITUTION. 3i)
charge secrète du gouTernement de veiller aux intérêts du roi ou plutôt de la prérogative royale; mais à l'exception de M. Van Maanen, qui a paru quelques fois outré dans ce point, je dois dire que MM. le président et Mollerus s'en sont acquittés avec beaucoup de circonspection et réserve , et presque toujours sans avoir cherché à influencer les autres membres, aussi personne n'a trouvé mauvaise cette précaution du roi, puisqu'il lui importait naturellement, que dans une assemblée sur les intérêts communs du roi et de la nation , le roi y eut quelques membres qui veillassent spécialement à ce qu^l n'y fut rien établi de contraire aux droits légitimes de la couronne , tandis qu'il en siégeait tant pour défendre les intérêts de la nation.
Le président , qui avait été anciennement conseiller pensionnaire de Dordrecht et du parti stadhoudérien , était une bonne tête, ayant beaucoup d'ordre et d'aptitude pour les afiaires ; il était très-propre à présider une assemblée où tant d'intérêts divergens et opposés devaient être traités, et je dois lui rendre cette justice , qu'il s'en est bien acquitté.
Quant aux autres membres Hollandais marquans, M. Mollerus est un homme consommé dans les afiaires ; il avait été greffier du conseil d'état sous le stadhoudérat et du parti stadhoudérien ; c'est un homme extrêmement calme , d'une conception facile , d'une attention admirable et d'une logique serrée.
II était très-difficile à céder sur un seul article de la constitution hollandaise et à cet égard , il était plus tenace qu'aucun autre Hollandais. Quelques-uns de nous ont présumé que sa ténacité provenait du doute, qu'on lui supposait que la réunion n'existerait pas longtemps et qu'api*ès la rupture ,
on obligerait les Hollandais à tenir les changemens , qui y auraient été apportés à la demande des Belges.
MM. D'Âylva et Lampsius , avec un jugement sain et un peu d'expérience d'affiiires ^ votaient cependant toujours dans le sens de M. Mollerus.
M. Tuyl Van Serooskerken est un respectable vieillard; il n'est pas fait pour briller ou dominer dans une assemblée ; mais il a des connaissances en affaires; extrêmement honnête et juste et ferme quand il le faut. Ses opinions sont indépendantes et à lui.
M. Queysen est une des têtes le mieux organisées que je connaisse , admirable pour saisir le vrai point de la question , homme à grands principes , totalement indépendant dans ses opinions, s'énonçant avec calme et modération,- mais franchement; le plus souvent il votait dans le sens des Belges; il était avant la révolution du parti patriote.
M. Elout est aussi une des meilleures têtes de la Hollande, c'est un homme profondement docte et instruit , qui s'exprime avec une netteté et une énergie admirables ; également indépendant dans ses opinions , il entrait presque entièrement dans les principes des Belges. C'est un ancien avocat , aussi grand partisan que Queysen d'une sage liberté avec un gouvernement fort , il parait avoir été du parti patriotique hollandais. Le roi l'a nommé commissaire-général à Batavia.
Van Lynden , président des état»-généraux de la Hollande , est aussi un homme très-instruit , laborieux et très-versé dans les affieiires. C'est un homme à très-bons principes, attaché à sa religion , d'une des premières familles de la Gueidre , indépendant dans ses opinions et très-conciliant.
Van Maanen , ministre de la justice , est un véritable tartuffe , il affecte une humilité dans ses opinions et des faux égards pour celle qu'il entend combattre. Il débute toujours par annoncer qu'il n'a que peu de mots à dire , et il finit par parler longtemps. 11 commence par dire , qu'tl est parfaitement de Vams d'un tel , et tout au contraire il ne parle que pour le réfuter, ce qui avait donné naissance , entre nous Belges , à une plaisanterie ; nous disions je suis parfaitemefU de votre avis ^ lorsqu'on était d'une opinion contraire. Van Maanen a cependant des connaissances , mais qui ne sont pas extraordinaires et ses moyens sont peu adroits. Il est courtisan et jouit de la confiance du roi , mais il ne parait pas jouir de celle du public , qui , d'après ce que des Hollandais m'ont dit eux-mêmes , en a la même opinion que nous nous en sommes formée.
MM. Aberda et Van Duyn sont des personnes très-honnêtes , mais , par état , peu versées dans les affaires ; ils votaient communément dans le sens de M. Van Maanen, ou du président et Mollerus.
J'ai siégé trop peu de temps avec M. Vander Dussen pour pouvoir l'apprécier , mais il m'a paru un homme de bon sens , assez versé en affaires et indépendant dans ses opinions ; la suite a prouvé le contraire.
Quant aux Belges , notre commission était mal assortie , quoiqu en général nous eussions parmi nous plus de personnes capables et qui prenaient part aux discussions. Les Hollandais n'avaient que les six susnommées qui prenaient part aux discussions , tandis que parmi nous , tous , à l'exception de M. Du Bois , s'engageaient dans la lutte.
Mais nos principes étaient divergens en plus d'une matière.
JMM. De Thiennes , De Mérode , Du Bois et moi , tenions très fort et unanimement aux anciens principes , en tant qu'ils pouvaient se concilier et être maintenus dans le système de notre nouvelle existence ; nous voulions donc , que dans les provinces belgiques on eut conservé les trois ordres du clergé , de la noblesse et du tiers-état dans la représentation nationale. M. De Méan , quoique chanoine tréfoncier , n'y était pas précisément opposé , mais il épousait peu chaudement notre parti et vota souvent en sens contraire.
M. Dotrenge était l'antagoniste formel du clergé et de la noblesse , il lança souvent des sarcasmes déplacés contre le clergé , en présence des membres de la religion prétendue réformée , et lut un jour un mémoire contre la noblesse et la i^éodalité , aussi virulent qu'on en ait jamais lu à la tribune des jacobins. Ce mémoire était ^ au reste , une compilation de ces déclamations bannales de nos philosophes du jour; il prouvait qu'il n'avait aucune connaissance de l'histoire de l'origine des fiefe, ni des droits de la noblesse et indisposa la presque totalité des membres contre lui. Cette extravagance lui convenait d'autant moins, qu'il était fils d'un simple agent en cour , lequel avait été valet-dechambre.
MM. Gendebien et Leclercq étaient aussi très -prononcés contre la noblesse.
Tous les trois avec MM. Holvoet , De Coninck et le comte d'Aerschot étaient très-opposés au clergé. L'on soupçonnait que l'opposition de Gendebien , Holvoet et d'Aerschot venait de ce qu'ils étaient acquéreurs de biens nationaux et qu'ils craignaient qu'en admettant le clergé comme ordre dans la représentation nationale , celui-ci ne provoquât la nullité de
ces aliénations. J'ignore si Dotrenge et Leclercq étaient acquéreurs ; mais tous deux étaient partisans des principes des libéraux français.
Dotrenge était un antagoniste formel des anciens états ; il aTait été pendant la révolution Belgique de 1790 du parti vonkùte ; Gendebien , quoique grand partisan des états et grand patriote en 1790, n'était pas favorable aux états; DeMéan, Leclerc, Holvoet, De Coninck et d'Âerschot ne leur étaient pas plus favorables.
Tous les sept regardaient ou feignaient de regarder comme impossible et comme devant réproduire une nouvelle révolution , le rétablissement du clergé et de la noblesse dans ses possessions et ses droits , ils voulurent même efiacer de la constitution hollandaise le mot seigneuries.
Quant à cet admirable système de l'administration du plat pays de la Flandre, si Ton excepte Holvoet, Gendebien et De Thiennes , aucun de tous les membres de la commission n'en avait une idée ; c'était du grec que je leur parlais ; et à moins que je n'aie l'espoir que les chefs-colléges du plat pays de la Flandre pourront être recréés et organisés par des régiemens , je ne pense pas , que j'aurais pu parvenir à les rétablir constitutionnellement.
Voilà comment la commission Belgique élait constituée relativement aux matières à traiter, ce qui annonce assez, qu'il ne régnait pas une grande intimité, ni la confiance nécessaire entre les membres. Au commencement nous tenions des conférences préparatoires entre nous dans l'appartement de M. le comte de Mérode, pour nous concerter et nous accorder sur les matières qui devaient être traitées : mais après avoir connu cette divergence et cette opposition de
principes , ces conférences ont cessé , mais nous nous tenions fidèlement unis et d'accord , MM. De Mérode , De l'hiennes , Dubois et moi , qui logions ensemble à Vhôtel des deus villes.
Hors de là et quant au personnel de chacun de nos Belges ^ pour en parler suivant Tordre dans lequel nous siégions, je dois parler, en premier lieu de moi-même.
Je ne fus pas de huit jours à l'assemblée, que je m'apperçus que le président avait des instructions particulières sur mon compte et qui lui prescrivaient de se défier de moi , pour empêcher que je ne prisse un ascendant dans l'assemblée. Je ne crois pas cependant que ces instructions secrètes venaient de la part du roi ; je ne suis pas même éloigné de croire , que le roi n'en avait aucune connaissance; jamais je n'ai douté qu'elles ne vinssent de M. Faick, secrétaire d'état, grand partisan du système , dit libéral, et confident particulier du roi, pour ne pas dire son seul conseil et guide. M. Van Hoogendorp ne me nomma à aucun comité de rapports , lors même qu'il s'agissait de feire un rapport sur des motions que j'avais feites, que j'avais développées et discutées. Dès-lors, je vis que le gouvernement me supposait des principes contraires à son système et qu'il craignait que je n'eusse trop fondu de nos anciens usages dans la nouvelle constitution , et peut-être que je n'eusse trop chei*ché à rétablir la religion , le clergé et la noblesse dans leurs possessions et leurs droits , ainsi que les états et les corps administratifs dans leur ancienne forme et prérogatives. Je m'étais prononcé sans détour sur tout cela dans mon rapport au rpi du 23 Septembre dernier. La cour avait donc pu connaître mes principes d'avance et ces principes n'étaient pas ceux des principaux conseillers du roi.
qui étaient du parti des libéraux W et jeunes encore. Je ne me trompais pas sur cette conduite du président , car les autres membres belges s'en apperçurent et m'en parlèrent d'eux-mêmes. Je m'en souciais peu , car j'en eus d'autant plus de loisir pour faire mon travail et mes mémoires ; et M. De Thiennes , pour lequel le président avait beaucoup de déférence, se chargeait d'accord avec moi de faire les motions importantes que j'avais rédigées , mais qui auraient été mal accueillies de ma part, que je pouvais alors soutenir dans la discussion comme par appui de la motion de M. De Thiennes , ou bien j'avais la satisfaction de renverser un rapport de comité , qui n'était pas dans mon sens. Un jour même le président s'emporta contre un mémoire que je lus et il crut m'en imposer , mais je le relançai si vertement , que depuis il ne s'est plus avisé de revenir à la charge et qu'il me fit même des excuses après la séance levée.
M. Gendebien est une très-bonne tête, un excellent administrateur , bon jurisconsulte et qui parle bien. Depuis 1790 il est mon intime ami.
M. le comte De Thiennes est un homme dont les intentions ne sauraient être plus pures , il est instruit , parle bien et écrit avec énergie; il a d'ailleurs beaucoup de fermeté, il aime sincèrement son roi et sa patrie et jouit à juste titre
(1) Libéraus^ est un nom que les philosophes et les jacobins ont pm , et d^uis , qu'ayant sons le nom de philoêopheê bouleversé le trône et l'autel, ce nom est derenu en horreur dans toute TËurope. Le célèbre lord Gastlereagh , premier ministre d'Angleterre , qui avait été à même de bien connaître ce parti , en rendant compte en 1816 , au parlement des tndtés de Paris et du congrès de Vienne , a dît : que les Uhèraux étaient de francs jacobins,
TOMK VI. 4
de la confiance du roi. Il ne dépend pas de sa place de ministre , et son patriotisme est encore aussi pur qu'il Tétait en 1790, comme membre de l'état noble du Hainaut(i).
M. le comte De Méan est un homme de cour et parait ambitionner les bonnes grâces du président ^ qui est en grand crédit près du roi; il est assez instruit des intérêts de la province de Liège , mais il n'a pas montré beaucoup de connaissance hors de là.
M. Leclercq est un simple ayoeat , qui n'a pas l'air d'avoir paru dans le grand monde. Il est très au fait de la jurisprudence française et semble ^ quant à ses principes , un enfant de la révolution. Il n'a montré aucunes connaissances en fait d'administration.
M. Dotrenge , avocat de Bruxelles , est un de ces philosophes ou libdraua; du jour ; il a de la facilité à parler , mais il est verbeux et diffus jusqu'au point de perdre l'objet de son discours ; il citait , à propos de bottes , des traités qu'il venait d'avoir lus le matin dans les mémoires du comte de Neny , afin de passer pour diplomate ; il parlait de l'histoire du pays et du moyen-âge en ignorant , et raisonnait sur les matières d'administration, d'après les théories philosophiques , sans avoir jamais siégé sur les bancs.
Cependant le président avait beaucoup d'égards pour lui , alors même qu'il débitait des paradoxes , il avait l'air de l'écouter avec complaisance et le nomma à presque tous les comités. L'on devina la raison de cette déférence du président; c'est que M. Dotrenge est l'homme , à ce qu'on apprit ,
(1) Sar la fin de 1815 M. De Thienneff a suivi des principes contraires, à l'ëtonneraent de tout le monde et à la grande doulenr de ses amis.
de M. Falck , secrétaire-géoéral d'état et le eonfident principal du roi , mais du parti des libérauœ*
M. Dotrenge était le seul membre pour le Brabant ; il se permit souvent de parler au nom du peuple , tandis qu'il est à craindre qu'il n'essuie bien des désagremens du peuple brabançon , si ses opinions deyiennent publiques. Au surplus, il est bon avocat et rédige très-*bien.
Le comte DeMérode Westerloo est très-^intelligent en affaires et même travailleur , ce qui est rare dans un si haut rang ; excellent patriote belge ^ très-attaché au roi et plus encore à la religion catholique , parle bien et avec dignité , force et fermeté , et a lu même des mémoires rédigés par lui dans un très-bon style (0,
M. Holvoet est un homme très-capable et un des membres les plus distingués du conseil privé; grand administrateur, bon politique , excellent jurisconsulte , sentant fortement et parlant d'après conviction et avec beaucoup d'énei^ie , mais il est dans les principes liMrauœ.
M. Dubois , un des plus riches faabitans d'Anvers , n'est pas naturellement homme d'affistires , cependant c'est un homme à très-bons principes, d'un jugement sain et ferme.
M. De Coninck est très-instruit , et de plus , littérateur ; c'est un bon administrateur d'après le système français , ayant été sous Bonaparte successivement préfet de l'Ain , de Jemmappes , des bouches de l'Escaut et de Hambourg ; il est trop jeune pour avoir pu connaître l'ancienne administration , dont il n'a que des notions superficielles ; il a le
(1) Lorsque ensuite les ëvèques ont improuyé le serment à la.oonstitation y il a réfiisë de le prêter et s'est démis de toutes ses places.
bon ton du inonde et s'exprime arec beaucoup d'honnêteté.
M. le comte d'Aerschot est encore bien jeune , ses notions en fait d'administration sont superficielles , s'il yeut cependant les mettre à profit et les cultiver par l'étude il pourra devenir , avec le temps , un bon conseiller privé. Il est grand acquéreur de biens nationaux et par suite grand partisan du parti libé^ rai, au point, que sous le régime jVzcoibfn^ il a brûlé ses titres de noblesse, selon qu'on me l'a assuré.
Enfin, M. De Meyer, secrétaire ou greffier de la commis^ sion , est un juif , mais très-instruit , rédigeant bien dans les deux langues ; il est membre de plusieurs sociétés littéraires et très-honnéte envers tous.
Je n'ai pas eu le temps d'apprécier M. le baron d'Ânethan, qui est arrivé vers la fin pour la province de Luxembourg ; il m'a cependant paru un parfait honnête homme et bien disposé pour les intérêts de la Belgique.
En jettant les yeux sur cette liste des membres de la oom-mission , on ne peut se défendre de quelque étonnement , de voir que j'étais seul pour la Flandre Orientale , qui contient près de 700,000 âmes , que M. Dotrenge était seul pour le département de la Dyle ou Brabant Méridional , qui en contient près de 500,000, tandis qu'il y en avait trois, MM. Méan, Leclerq et d'Aerschoot pour le pays de Liège , deux pour la West-Flandre , Holvoet et De Coninck, qui encontient491,000 et trois pour Jemmapes ou Haynaut , savoir : MM. De Méit>de, De Thiennes et Gendebien , anciens membres de ces états , et qu'il n'y eut personne pour le département de Sambre et Meuse ou le Namurois.
On est un peu tenté de croire que cette différence n'est pas l'effet du hasard , surtout quand on fait attention qu'il
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n'y avait parmi nous aucun des anciens membres des états de Brabant , et qu'on avait nommé pour cette importante province M. Dotrenge , dont les principes français et anticonstitutionnels étaient connus de tous les Brabançons.
Quoiqu'il en soit de cette mesure politique , dont on ne pourra pas empêcher le public de deviner le motif, lorsqu'il verra que la nouvelle constitution , tient par plus d'un endroit au système libéral ou philosophique de nos jours , je crains bien que cette considération fera une très-mauvaise impression sur les Brabançons particulièrement, et que cette impression aurait pu avoir de mauvaises suites et pourra en avoir encore , si la France conserve l'intégrité de son territoire , ou si les heureux résultats de la réunion ne portent pas les Brabançons et les mécontens à préférer le nouvel état des choses à leur ancienne fdrme de représentation et à leurs anciens usages.