ACTE IV, SCÈNE Vlir. a3i
Quels vœux, en rimmolaiity fonnerai-je sur elle?
Quelques prix glorieux qui me soient proposés,
Quels lauriers me plairont, de son sang arrosés?
Je veux fléchir des dieux la puissance suprême :
Ah! quels dieux me seroient plus cruels que moi-même?
Non, je ne puis. Cédons au sang, à Famitié,
Et ne rougissons plus d'une juste pitié :
Qu'elle vive. Mais quoi ! peu jaloux de ma gloire , ' •
Dois-je au superbe Achille accorder la victoire?
Son téméraire orgueil , que je vais rédoubler,
Croira que je lui cède, et qu il me fidt trembler...
De quel frivole soin mon esprit s embarrasse?
Ne puis-je pas d'Achille humilier Taudace?
Que ma fille à ses yeux soit un sujet d'ennui > :
11 Taime; elle vivra pour un autre que lui.
Eurybate, appelez la princesse, la reine ;
Qu'elles ne craignent point.