SCENE VIIL
AGAMEMNON, EURYPATE, gardes.
EURTBATE.
SeigDeur>.
Que vais-je faire » ?
Puis-je leur proaoncer cet ordre sanguinaire? Cruel! à quel combat iautril te préparer! Quel est cet ennemi que tu leu£ vî^s livrer? Une mère m attend ; une mère intrépide. Qui défendra spn 9ang contre un père homicide : Je verrai mes soldats, moifia barbaries qm ioqî, Respecter dans ses hv^^ ^ fiUç 4^ Iwr roi. Achille nous menace, AchiUe nou$ ipdpris^; Mais ma fille en est-elle à mes lois moins soumise? Ma fille, de lautel cherchant à s échapper, Gémit-elle du coup dont je la veux frapper? Que dis-je? Que prétend mon sacrilège 2éle?
' II est utile de remarquer combien Racine est Sdèle aux coq- Tenantes, jusque dans les choses les moins, importantes. Ici ce n*est plus Arcas, mais un nouveau personnage, qui se pr^ente A Agamemnon. Arcas ne paroft plus devai^t le roi des rois du ino> ment où il a trahi le secret qui lui avoit été confia.
' Ce beau mouvement de la nature agit sur Agamemnon à Tinstant même où il vient d*étre outrage et menace, et cela n'est pas non plus dans Euripide. Comment Brumoy a-t-il pu dire qa*Agamemnon ëtoit plus roi dans Racine, et plus père d^ns Euripide? (L.)