SCÈNE I
MENÉLASS LE VIEILLARD, LE GHOEUn.
LE VIEILLARD
Que faites-vous, Menélas? Rougissez des excès auxquels vous osez vous porter.
MÉNÉLA8.
Retire-toi , vieillard : c'est être trop fidèle à ses maîtres.
LE VIEILLARD
C'est un reproche dont je m'honore.
MÉNÉLAS
Si ton zèle va trop loin, tu t'en repentiras.
LE VIEILLARD
Vous ne devez pas ouvrir la lettre qu'on m'a chargé de porter.
MENÉLAS.
Tu ne dois pas porter une lettre fatale à toute la Grèce.
LE VIEILLARD
Tous vos efforts sont vains : rendez-moi cette lettre.
MENÉLAS.
Non, je ne la rendrai* pas.
LE VIEILLARD
Et moi je ne vous quitte point.
* Euripide fait paroitre Mëni^Us dans ce second acte, et dans le rettp de la pièce il ne le montre plus. Ménëbt, comme frère d'Afjamemnon , devoit jouer un rôle dans un pareil sujet. Sa dispute avec un esclave manque de noblesse ; mais les Grecs ne croyoieni pas que toutes les actions de leurs pcrsonn.içes tragiques dussent être nobles. (G.)
370 IPHIGÉHIE.
MÉHÉLAS.
Ce sceptre va bientôt ensaof^anter ta tête.
LE TIBILLARD.
D est ^oneox de mosrir potur ses maîtres.
ni HÉ LAS.
Eloigne-toi. EsdaYe, il te sied bien d'entrer avec moi dans de longs discours!
LE TiBiLLAED, npe^seMUtf ^^omemnoit^ui 5ortcfe saîenie,
Âçamemnon, 6 mon maître! on me fait violence; et voilà celui qm en est Tantenr. Il m'arrache par la force la lettre que tous m'avez confiée : rien n'est sacré pour lui.