‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 164 sur 328 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

AGAMEMNON, MÉNËLAS, le vieillabd,

LE MESSAGER j LE CHOCLR. ^

LE MESSAGER

O chef suprême de la Grèce, Açamemnon, je vous amène cette fille si chère, à qui vous avez donné le nom dlphi£[éaie * ! Clytemnestre votre auguste épouse et votre fils Oreste Faccompaçnent. Quel spectacle touchant pour un père absent de sa maison depuis si long- temps ! Fatiguées de la route, elles se* sont arrêtées près de la fontaine d^Eur>^us, pour prendre un repos nécessaire à la foiblesse de leur sexe. Leurs chevaux dételés paissent dans la prairie'; et moi. je suis accouru pour vous annoncer leur arrivée. Déjà la nouvelle s^en ^st répandue dans Farniée: les soldau, impatients de voir Iphigénie, volent à sa rencontre : tous les regards se portent sur les grands de la terre ; tout ce qui les intéresse excite l'attention et la curiosité. De toutes parts on se demande quel hymen , quelle fête se prépare? Est-ce Agamemnon qui n'a pu résister au désir de voir sa fille? voudroit-il la consacrer à Diane, reine d'Aulide? qui doit la conduire à l'autel? Mais allons, hàtez-vous, heureux père, de cueillir les premières fleurs dans les corbeilles sacrées; couronnez tous vos tètes! Ménélas, faites les apprêts de l'hymen; que le son de la flûte retentisse dan$ votre tente; formez des danses joyeuses : le jour du bonheur vient d'éclore pour la jeune Iphigénie !

AGAMEMNON

Il suffit; j'approuve votre zèle : rentrez dans ma

■ Le texte igonie : dans vo&t palais. (G.) — * Le te&te ajoute : TAcrfr nmissante, (G.)

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