‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 167 sur 328 · AGA.M£M^ON · texte numérisé non relu

AGA.M£M^ON

Je: ppuTTois; dérober son départ aux Grecs;, mais comjamtilefxr fndérpber le mptif?

MÉNEI^AS.

Qn'impartQle o^tifK Pourquoi tant craindre Je peuple?

AGAMEMNON

Mais Galchas révélera les oracles à Tarmée»

28o IPHIGÉNIE.

XÉNÉLAS.

Non: sa mort nous dâivrera facilement de cette crainte '.

AGAMBVIVON.

Toute cette race de devins est ambitieate et médianfee.

MENÉLAS.

On peut quelquefois en tirer parti ; pins souvent elle est nuisible.

AG A ME M NON

Une antre inquiétude vient me frapper Tesprit : TOCts ne I9 soupçonnez pas?

VÉNÉLAS.

Non ; j^attends que vous m*en fassiez part.

AGAMEMNON

Le digne rejeton de Sisyphe est instruit de tout.

IftfzrÉLAS.

Eh bien ! je ne vois pas ce que vous et moi avons à craindre d'Ulysse.

AGAMEMNON

Ne savez-vous pas avec quelle souplesse il sait flatter le peuple?

MÉNÉLAS

Oui, c^est un ambitieux : et l'ambition enfante tous les crimes.

AGAMEMNON

Ne TentendeE-vous pas déjà, au milieu des Grecs, annonrcer les ordres odieux que Galchas lui a révélés! Il va leur apprendre comment je me suis d'abord engagé ^ immo* 1er ma fille, comment j'ai violé ma promesse : son éloquence entraînera l'armée. Les Grecs, irrités de mon re» fus, nous prendront l'un et l'autre pour premières victimes; ils répandront ensuite le sang de ma fille. Si je

* Trait de poUii<|ne froide et crnelle, man confome au caractère de Mênélas. (G.)

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