ACTE II, SCÈNE III
HIPPOLTTE.
Moi?
THÉRAMÉNE.
J'ignore sa pensée.
Mais on vous est venu demander de sa part. Phèdre veut vous parler avant votre départ.
Phèdre! Que lui dirai-je? Et que peut-elle attendre...
ÀRICIE.
Seigneur, vous ne pouvez refuser de Fentendre : Quoique trop convaincu de son inimitié, Vous devez.à ses pleurs quelque ombre de pitié.
HIPPOLYTE
Cependant vous sortez. Et je pars : et j'ignore Si je n'offense point les charmes que j'adore ! Jlgnore si ce cœur que je laisse en vos mains...
ÂRICIE.
Partez, prince, et suivez vos généreux desseins : Rendez de mon pouvoir Athènes tributaire. J'accepte tous les dons que vous me voulez faire. Mais cet empire enfin si grand, si glorieux. N'est pas de vos présents le plus cher à mes yeux.
▼eoir chercher Hippolyte; c'est à Hippolyte d'aller la trouver; mais raveuglement de la passion est une excuse légitime pour cette violation des bienséances. (G.)
384 PHÈDRE