PH£J>RE
Ma voix expire sur mes lèvces. Une grande puissance me force à parler^, une plus grande me retient. O dieux, 4:'est vous que j'en atteste ! j'abhorre .ce que je désire.
Gur dnlce manns rcdditae lucis fugis?
Aude, anime. Tenta. Perage inandatum tuum. Intrepida constent rerba. Qui timide rogat, Docet negare. Magna pars sceleris mei OUm peracta est. Sems-est nobis pndor : Âmavimus nefanda. Si cœpta exsequor, Forsan jupali ciimen a))8condam face.
Honesta quaedam scelera successus lacit.
En, incipe, anime. Commodes panlnm, precor, SecretQs aures. Si qais est , abeat, cornes.
HIPPOLTTUS.
En , locus ab omni liber arbitrio vacat.
PHâSDRA.
Sed ora cœptis transitum Terbis negaut.
Vis magna vocem emittit, at major tenct. Vos testor omnes, cœlitcs, hoc quod volo Me nolie.
DÇ SÉNÈQUE. 459
HIPPOLYTE
Comment ne pas trouver de paroles pour exprimer ێ que l*on sent?
PfiéDRE.
Les peines l^gpères trouvent des paroles, les* grandes douleurs n'en ont point.
«rl^POLTTE.
O ma mère! cotafiez-moi le sujet de Vos chagrins.
PRiDBE.
Moi votre mère! ne me donnez point un titre si imposant; -lé nom le plus humble eonvîent à mes sentiments. O Hippolyte! âppelez-moi votre sœur, ou votre esclave; oui, plutôt votre esclave î près de vous toute .servitude me sera douce^. Faut-il pour vous | plaire traverser les neiges du Pinde, ou gravir jusqu'à Ses sommets glacés? quand vous m'ordonheriez d'affronter le fer «t le kix^ de m'ëlancer au milieu des b&tâiilons ennemis dont le glaive seroit tourné contre mon sein, j'obéirois encore! Recevez le sceptre qui me fut confié. Régnez sur
HIFPOLTTUS.
Ânimusne cupiens aliquid ,jeffari nequit?
PBADBâ.
Curs levés loquuntur, ingentes stupent.
HIPPOLTTUS.
Gommitfe curas aunbus , mater, meis. »