SCENE IL
MITHRIDATE, PHARNAGE, XIPHARÊS,
GARDES
Qu on le saisisse.
Oui, lui-même, Phamace. Allez; et de ce pas Qu enfermé dans la tour on ne le quitte pas.
PHAENACE.
Hé bien! sans me parer d'une innocence vaine.
Il est vrai , mon amour mérite votre haine ;
J aime : Ton vous a fait un fidèle récit.
Mais Xipharès , seigneur, ne vous a pas tout dit ■ ;
G est le moindre secret qu'il pouvoit vous apprendre :
Et ce fils si fidèle a dû vous faire entendre
Que, des mêmes aixleurs dès long- temps enflammé.
Il aime aussi la reine , et même en est aimé.
' Ne vou$ a pas tout dit : façon de parier familière , qui convient très bien ici, et qui fait ressortir encore davantage Tironie amère et cruelle de Pharnace. Xipharès n a rien dit : c'est Arbate qui a rëvëlë àMithridate l'amour de Phamace pour Monimc; mais Ph^ nace, jugeant de son frère par lai«méme, croit et doit croire que Xipharès Ta trahi. (6.)