‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 89 sur 328 · ACTE I, SCÈNE V. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. i

Mais votre amour n a plus d'excuse légitiine; Les dieux ont à Galchas amené leur victime : Il le sait, il Fattend; et, s'il la voit tarder, Lm-méme à haute voix viendra la demander. • Nous sommes seuls encor : hâtez-vous de répandre Des pleurs que vous arrache un intérêt si tendre; Pleurez ce sang, pleurez; ou plutôt, sans pâUr, Considérez Fhennetir qui doit en rejaillir : Voyez tout THellespont blanchissant sous nos rames. Et la perfide Troie abandonnée aux flammes. Ses peuples daas vos fers, Priam à vos genoux, Hâéne par vos mains rendue à son époux ; Voyez de vos vaisseaux les poupes couronnées Dans cette même Aulide avec vous retournées, Et ce triomphe heureux qui s'en va devenir L'étemel entretien des siècles à venir.

Seigneur, de mes efforts je connois l'impuissance : Je eède,^ et laisse auK dieux exprimer l'innocence. La victime bientôt marchera sur vos pas , Allez. Mais cependant faites taire Calchas; Et, m'aidant à cacher ce funeste mystère, Laisses&-moi de l'autel écarter tkne mère.

WIS DU PREMIER ACTE

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