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t46 ETUDES
mois de mars dernier, je vis sur le bord de la rivière des Gobelins , un papillon couleur de brique , qui se reposait , les ailes étendues , sur une touffe d'herbes. Je m^approchai de lui, et il s'envola. Il fut s'abattre , à quelques pas de distance, sur la terre qui en cet endroit ëtait de sa couleur. Je m'approchai de lui une seconde fois : il prit encore sa volée, et fut se réfugier sur une semblable lisière de terrain. Enfin , je ne pus jamais l'ofcliger à se reposer sur l'herbe , quoique je l'essayasse souvent, et que les espaces de terre qui se trouvaient entre les touffes de gazon fussent étroits, et en petit nombre. Au reste cet instinct étonnant, est bien évident dans le caméléon. Cette espèce de l&ard , qui a une marche très-lente , en est dédommagé par l'incompréhensible faculté de se teindre, quand il lui plaît, de la couleur du fonds qui l'environne. Avec cet avantage , il échappe à la vue de ses ennemis, qui l'auraient bientôt atteint à la course. Cette faculté est dans sa volonté ; car sa peau n'est pas un miroir. Il ne réfléchit que la couleur des objets, et non leur forme. Ce qu'il y a encore de remarquable en ceci , et de bien confirmé par les haturifittes, qui n'en donnent pas la raison, c'est qu'il prend toutes les couleurs , comme le brun , le gris , le jaune , et sur-tout le vert qui est sa couleur favorite , mais jamais le rouge. * On a
* L'observation i dissipé toutes ces erreurs , qui sont celles
DE LA KATITHE. l/^'J
nia des camëlëons pendant dc5 semaines entièi*es, lins des draps d^ëcarlate, sans qu^ils en aient pris li moindre nuance. La nature semble leur avoir lefusë cette teinte éclatante , parce qu'elle ne pouvait servir qu'à les faire apercevoir de plus km 9 et que d'ailleurs elle n'est celle d'aucun Ibnd 9 ni dans les terres « ni dans les vc^gëtaux où 4b passent leur vie.
Mais, dans l'âge de la faiblesse et de l'inexpdriencei la nature confond la couleur des animaux innocents avec celle des fonds qu'ib habitent, sans leur donner le choix de l'alternative. Les petits des pigeons, et de la plupart des oiseaux granivores, sont hérissés de poils verdàtres, sem-
lerantiquiié. Le camëlëon prend , il «it vrai , diverses nuan-
eu, mais elles ne sont pas déterminées par les objets en*
viromiants. Son épiderme est transparent, sa peau est jaune,
It ion sang d*un bleu violet fort vif. C'est ainsi que U plus
légère agitation le lait passer par toutes les teintes du gri» ,
Al vert, du jaune, du bleu , du violet , et du brun rougeltre.
Cette espèce de lëiard habite sur les aibres, où il reste confondu
•vec le feuillage, sa couleur habituelle étant d'un beau vert.
f Cette couleur est un des moyens que U nature lui a donnés pour
L Mttpper à êtê ennemis , car il jouit aussi de U (acuité singulière
*^ sVniler et de se remplir d'air, au point de les eflrajer en
^ttblant son diamètre.
Les voyageurs assurent que les Indiens se plaisent à voir les ^méléons autour de leurs demeures; ces petits animaux les ^livrent des insectes qui les tourmentent. {Note dû VÉdi^
l48 ETUDES
blablçs aux mousses de leurs nids. Xss cbe
sout aveugles, et sont de la nuance des feuil
des écorces qu'elles rongent. Les jeunes i
mémef qui ne sont pas encore revêtus d^ép
de cuirs, de pulpes amères ou de coques i
qui protègent leurs semences, sont, pends
temps de leur développement, verts comn:
feuilles qui les avoisinent. Quelques embri
à la vérité, comme ceux de certaines poires,
roux ou bruns ; mais ils sont alors de la çoi
de Vécorce de Tarbre où ils sont attachés. Q
ces fruits ofA leurs semences enfermées dan
pépins bu des noyaux , et qu'elles sont hoi
danger, ils changent de couleur. Ils devieo
jaunes, bleus, dorés, roii|;es, noirs, et don
aux végétaux qui les portent leurs contrastes
lurels. Il est très-remarquable que tout fnûl
change de couleur, a sa semence mûre. Lei
sectes ayant quitté de même les robes de 1
fancc , et livrés à leur propre expérience , s(
pandcnt dans le monde pour en multiplie]
harmonies, avec les parures et les instincts
leur a donnés la nature. Cest alors que des p
de papillons, qui daxis Tétat de chenille se i
fondaient avec la verdure des plantes, vieni
opposer les couleurs et les formes de leurs 2
îk celles des fleurs, le rouge au bleu, le blani
rouge , des antennes à des étamines , et des fi
ges à des corolles. J'en ai un jour admiré un d
DE LA NATURE. l/^g
les ailes ëtaient azurëcs et parsemées de points coukur 'd'aurore , qui se reposait au sein d'une vose épanouie. Il semblait disputer avec elle de iMsantë. 11 eût été difficile de dire lequel en méri- «ttit mieux le prix, du papillon ou de la fleur; mais en voyant la rose couronnée d'ailes de lapis, et le papillon azurë posé dans une coupe de carmin, il était aisé de voir que leur charmant contraste ajoutait à leur mutuelle beauté.
La naCore n'emploie point ces convenances et ces contrastes agréables dans les animaux nuisibles, ni même dans les végétaux dangereux. De quelque genre que soient lesbétes carnassières ou Ténimenses, elles forment, à tout âge et par-tout oit elles sont, des oppositions dures et heurtées. L*oan blanc du 'nord s'annonce sur les neiges, par des gémissements sourds , par la noirceur de son museau et de ses griffes, et par une gueule et des yeux couleur de sang. Les bétes féroces, qui cherchent leur proie au milieu des ténèbres, ou dans l'obscurité des forêts, préviennent de leurs approches par des rugissements, des cris lamentables, des yeux enflammés, des odeurs nrineuses ou fétides. Le crocodile , en embuscade sur les grives des fleuves de l'Asie , où il parait connnê un tronc d'arbre renversé, exhale au loin une forte odeur de musc. Le serpent-à-sonnettc, caché dans les prairies de l'Amérique , fait bruire MUS llierbe ses sinistres grelots. Les insectes
l5o ETUDES
même qui font la guerre aux autres, sont reYêtos de couleurs âtres , durement opposées , où le noir, sur-tout, domine et se heurte avec le blanc oole jayne. Le bourdon , indépendamment de son sombre murmure , s'annonce par la noirceur de son corselet et de son gros ventre hérissé de poils fany es. Il paraît, au milieu des fleurs^ comme unchsu^ bon de feu à demi éteint. La guêpe Carnivore est jaune et bardée de noir comme le tigre. Mais Futile abeille est de la nuance des étamines et do fond des calices des fleurs où elle fait d'innocentes moissons.
Les plantes venimeuses offrent, comme les animaux nuisibles, d'affreux contrastes par les couleurs meurtries de leurs fleurs, où le noir, k gros bleu, et le violet enfumé, sont en oppoôtion tranchée avec des nuances tendres ; par des odeurs nauséabondes et virulentes ; par des feuillages hérissés, teints d'un vert noir et heurté de blanc en dessous : tels sont les aconits. Je ne connais point de plante qui ait un aussi hideux aspect que celles de cette famille, et entre autres, le napel, qui est le végétal le plus venimeux de nos climats. Je ne sais si les embryons de leurs fruits ne présentent pas , dès les premiers instants de leur développement, des oppositions dures qui annoncent leurs caractères malfaisants : si cela est, ils ont encore cette ressemblance commune avec les petits des bêtes féroces.
DE LA NATURE. l5l
Les animaux qui vivent sur deux fonds différents, portent deux contrastes dans leurs couleurs. Ainsi, par exemple, le martin-pécheur, qui vole le long des rivières, est à-la-fois couleur de nuise et glacé d'azur, en sorte qu'il se détache des rivages rembrunis par sa couleur azurée , et de Tazur des eaux par sa couleur de musc. Le canard, qui barbotte sur les mêmes rivages , a le corps teint d'une couleur cendrée , et la tête et le cou de la verdure de Témcraude , de manière qu'il se distingue parfaitement par la couleur grise de son corps , de la verdure des nymphaea et des ro- ' seaux parmi lesquels il vogue , et par la verdure de sa tête et de son cou, des vases noires dans lesquelles, par un autre contraste fort étonnant, il ne salit jamais son plumage. Les mêmes contrastes de couleurs se rencontrent dans le pivert, qui vit sur les troncs des arbres, le long desquels il grimpe pour chercher des insectes sous leurs écorccs. Cet oiseau est coloré à-la-fois de brun et de vert, en sorte que , quoiqu'il vive , pour ainsi dire , à * Tombre, on l'aperçoit cependant toujours sur le tronc des arbres ; car il se détache de leurs sombres écorces par la partie de son plumage qui est d'un vert brillant, et de la verdure de leurs mousses et de leurs lichens, par la couleur de ses plumes, qui sont bruùes. La nature oppose donc les couleurs de chaque animal à celles du fond qu'il ha- > bite ; et ce qui confirme la vérité de cette grande
l5a ETUDES
loi , c'est que la plupart des oiseaux qui ne vivent que sur un seul fond , n'ont qu'une seule couleur qui contraste fortement avec celle de ce fond. Ainsi, les oiseaux qui vivent sur le fond azurë des cieux, au haut des airs, ou sur celui des eaux , au milieu des lacs , sont pour Tordinaire de couleur blanche , celle de toutes les]^ couleurs, quitranohele plus fortement sur le bleu, et est par conséquent la plus propre à les faire apercevoir de loin. Tels sont , entre les tropiques, le paille-en-cu, oiseau d'un blanc satiné, qui vole au haut des airs; les aigrettes, les mauves, les goélands qui planent à la surface des mers azurées, et les cygnes qui voguent en flottes au milieu des lacs du nord. Il y en a d'autres aussi qui , pour contraster avec ceux-là, se détachent du ciel ou des eaux par des couleurs noires ou rembrunies : tels sont , par exemple , le corbeau de nos climats, qui s'aperçoit de si loin dans le ciel, sur la blancheur des nuages; plusieurs oiseaux de marine, bruns et noirâtres, comme la frégate des tropiques, qui se joue dans le ciel au miHeu des * tempêtes; le taille-mer, ou fauchet, oiseau de marine , qui rase de ses ailes sombres, taillées en faux , la surface blanche des flots écumeux de la mer.
On peut donc inférer de ces exemples, que dès qu'un animal n'a qu'une seule teinte, il nlitbite qu'un seul site ; et quand il réunit en lui k
DE LA NATTRE. l53
contraste de deux teintes opposées , qu^il vit sur deux fonds, dont les couleurs mêmes sont déterminëes par celles du plumage ou du poil de ranimai. Cependant, il ne faut pas rendre cette loi trop générale , mais y faire entrer les exceptions que la sage nature a établies pour la conservation même des animaux , telles que de les blanchir en général au- nord, dans les hivers et sur les hautes montagnes , pour les préserver de Texces du froid en les revêtant de la couleur qui réfléchit le plus la chaleur; et de lés rembrunir au midi , dans les ardeurs de Tété et sur les plages sablonneuses, pour les abriter des effets de la chaleur en les peignant de couleurs négatives. Ce qui prouve évidemment que ces grands effets d'harmonie ne sont point des résultats mécaniques de rinfluence des corps qui environnent les animaux , ou des appréhensions de leurs mères sur les tendres organes de leurs fœtus, ou de Faction des rayons du soleil sur leurs plumes, comme souvent notre physique a cru les expliquer ; c^est que parmi ce nombre presque infini d^oiseaux qui passent leur vie au haut des airs ou à la surface des mers dont les couleurs sont azurées , il n'y a pas un seul oiseau bleu ; et qu^au contraire , plusieurs oiseaux qui vivent entre les tropiques, au sein des noirs rochers ou à Tombre des sombres forêts, sont de la couleiir d'azur : tels sont la poule de Batavia qui
l54 ' ÉTUDE»
est toute bleue , le pigeon hollandais de rile-de- France, etc.
Nous pouvons tirer de ces observations^ une autre conséquence aussi importante ; c^est que toutes ces harmonies sont faites pour Thomme. Un oiseau bleu sur le fond du ciel ou à la surface des eaux , échapperait à notre vue. La nature d'ailleurs n'a réservé les couleurs agréables et riches, que pour les oiseaux qui vivent dans notre voisinage. Gela est si vrai , que , quoique le soleil agisse entre les tropiques avec toute Fénergie de ses rayons sur le^ oiseaux de la pleine mer , il n^y en a aucun dont le plumage • soit revêtu de belles couleurs , tandis que ceux qui habitent les rivages des mers et des fleuves en ont souvent de magnifiques. Le flamant, grand oiseau qui vit dans les lagunes des mers méridionales , a son plumage blanc lavé de carmin. Le toucan des mêmes grèves , a un énorme bec du rouge le plus vif; et lorsqu^il le retire du sein des sables humides où il cherche sa pâture , on dirait qu'il vient d'y pécher un tronçon de corail. 11 y a une autre espèce de toucan dont le bec est blanc et noir , aussi poli que s'il était d'ébène et d'ivoire. La pintade au plumage maillé , les paons , les canards , les mai^ tins-pécheurs , et une foule d'autres oiseaux riverains, embellissent, par l'émail de leurs couleurs, les bords des fleuves de l'Asie et ée TA-
DE LA NATllHE. « i5fi
firique. Mais on ne voit rien qui leur soit comparable dans le plumage de ceux qui habitent la pleine mer , quoiqu'ils soient encore plus exposés aux influences du soleil.
C'est par une suite de ces convenances avec rhomme, que la nature a donné aux oiseaux qui vivent loin de liii, des cris aigus, rauques et perçants, mais qui sont aussi propres que leurs couleurs tranchantes à les faire apercevoir de loin au milieu de leurs sites sauvages. Elle a donné , au contraire , des sons doux el des voix harmonieuses aux petits oiseaux qui habitent nos bosquets et qui s'établissent dans nos habitations , afin qu ils en augmentassent les agréments, autant par la beauté de leur ramage , que par celle de leur coloris. Nous le répétons , afin de confirmer la vérité des principes d^harmonie que nous posons : c'est que la nature a établi un ordre de beauté si réel dans le plumage et le chant des oiseaux , qu'elle n'en a revêtu que les oiseaux dont la vie était en quelque sorte innocence par rapport à l'homme , comme ceux qui sont granivores , ou qui vivent d'insectes; et elle l'a refusé aux oiseaux de proie et à la plupart de ceux.de marine, qui ont, pour Tordinaire , des couleurs terreuses et des cris désagréables.^
"^ Le chant e»t unaltrikit dèi oiiciui : «euls entre tous le.<
l56 iLTUD£S
Tous les règnes de la nature se présentent à rhomme avec les mêmes convenances, jusque dans les abymes de TOcéan. Les poissons qui se repaissent de chair, comme toute la classe des cartilagineux, tels que les roussettes, les chiens de mer, les requins, les pantoufliers , les raies, les polypes , etc. ont des couleurs et des formes déplaisantes. Les poissons qui vivent en pleine
animaux, ils modalent et varient le son de leurs voix; mais cette bculté a été modifiée suivant les mœurs de chaque espèce, et suivant les lieux qu'elle habite. Les oiseaux aquatiques ont une voix grave et retentissante, qui, dans les temps de calme, contraste avec le murmure des eaux, et qui, dans les jours de temptte, se lait encore entendre à travers le mugissement des vagues* On devine , à leurs cris , que la nature les destinait à vivre an milieu d^uo élément brujant ; tandis que les petits oiseaux , qui habitent les bocages , ont une voix mélodieuse qui semble Ciite pour le calme qui les environne. Ils annoncent les beaux jours , et les beaux jours cessent avec leurs chansons. Dans ces espèces innocentes , c'est le mâle qui chante , et sa compagne reste muette ; mais il ne chante que pour lui plaire. (Chaque fois quelle apporte le brin d'herbe dont elle tresse son nid, il la suit en modulant les plus doux accords ; s'il ne partage pas son travail , il l'encourage, et il ne tiU»e de chanter que lorsque ses petits ont essayé leurs ailes. Chex les oiaeanx de proie , au contraire , le mâle et la femelle ont une voix également sinistre, dont les sons ne changent jamais; habitants des rochers et des forêts , ils les font retentir de leurs cris de guerre : les entendre, c'est presque les voir, c'est pressentir leurs dispositions cruelles. Non-seulement des chants mélodieui ne se seraient point accordés avec h férocité de leur instinct,
DK LA NATIIUK. li)<;
mer, ont des couleurs marbrt^oji do blanc, de noir, de brun, qui lc8 distinguent au sein des flots aitunfei ; tels août Ioa baleines , les Houilleurws , hsi marsouins, ete. Mais c'est parmi ceux qui habitent les rivages rembrunis , et sur - tout dans le nombre de ceux qu'on appelle saxatiles parce qu'ils vivent dans les rochers, quNm en trouve dont la peau et les t^cailles surpassent par leur i^clat celui des plus riches peintures, sur*
mail îU u*aiir»if ni pu Mrc ciUoiulu» aux aorometa dra montagiirn rt j^ travrra lc« pr^iiiMcrN ; ni exprimer le« chaii«v«,lfa dangf r« ri Ira ra|Stnea dr ers tyraiii de Tair.
CrUe pr^aution dr la natiirr mt confirmée par lr« fatta Ira plua curirux. Par rxrmpir la voix dr« uinraux qui nr changrni paa declimaia mtr toujoura la mémr ; Irllr mi crilr du rougrgorgr , qui , pendant la «ai«an dr« nrigr« , a*approrhr dea ehau*mlèrea et réjouit riiûmmr dr «e« clianaou» , tandia que U voix du roaaignol rt dri autres otaraux voyagrura n'éirlni et ae modi • fir, suivant 1rs liruxqu*ils doivrnt habit rr. On a rrmarqué députa long temps que Irurs concrrts rctisairni m ni^mr trmpsqur Irnrs amours , mais on aurait pu rrmarqucr aussi que rinierruptiou de ees chant* était une admirable prévoyance dr U nature. A Tépoque où tvn uisraux vont travrrsrr 1rs rorrs orageu< sra , ila (rap|M)ui tout i roup les airs de cris aigrrs, prr^ants rt semblables h ceux de Toisrau des oragrs. llabiiaiits des tempêtes, ils nr sVxprimrnt plus connnr 1rs halMtantsdrs boragrs? cr sont drs voyagrurs (|ui apprennent unr langue nouvrllr, qui doit étrr rntrndue au milieu du bruit drs vrnts rt drs flots; rt, sans retir inspiration s<iuduinr» ils n^aurairnt pu ni a^apprlrr, ni sr rriMmnaitrr , ni n' guider vrr^ le utoudr qui les attend. ( /Vo/r
l58 ÉTUDES
tout quand ils sont vivants. Cest ainsi que des légions de maquereaux et de harengs font étinceler d'argient et d'azur les grèves septentrionales de TEurope. C'est autour des noirs rochers qui bordent les mers des tropiques /qu'on pèche le poisson qu'on appelle le capitaine. Quoiqu'il varie de couleur suivant les latitudes , il su£Gt, pour donner une idée de sa beauté , de rapporter la description que fait François Gauche (i), de celui qu'on pèche sur le rivage de Madagascar. D dit que ce poisson qui se plaît dans les rochers , est rayé en losanges ; que ses écailles sont de couleur d'or pâle , et que son dos est coloré et surglacé de laque, qui tire en divers endroits sur le vermeil. Sa nageoire dorsale et sa queue sont ondées d'azur qui se délave en vert à leurs extrémités. C'est aussi au pied des mêmes rochers qu'on trouve le magnifique poisson appelé la sarde , et par les Brésiliens accara pinima , dont Marcgrave a donné la figure dans son iv* livre , chap. vi. Ce beau poisson a à-la-fois des écailles argentées et dorées , traversées de la tête à la queue de lignes noires, qui relèvent admirablement leur éclat. Le même auteur décrit encore plusieurs espèces de lunes qui fréquentent les mêmes lieux. Pour moi , je me suis amusé, sur les rochers de File de l'Ascension ,
* Voyez François Gauche, Relation de Madagascar.
DK L\ NATDUIC. lll^
à examiner pendant deA hiMirea enli^rell, de» luneu qui ^e jouaient au milieu de» (IoIm tumultueux qui viennent «anA re»Me n'y brider. (^e^poiAaonHi dont les eapèrea Mout varic^eA, ont la forme arrondie et quelquefoiA (^rhancrde de Tantre de la nuit, dont iU portent le nom. lU «ont de plus comme lui , de couleur d'argent poli. Oa poin- AonH aemblent faitii pour tromper le pAciieur de toute manl^re ; car iU out le ventre rayd de raieji noires en loHaugeH, ce qui Ion fait paraître comme a'ila étaient pri;i dauA un filet ; iU semblent , à chaque imitant, huv le point dVlre jelc^/i au rivage par le mouvement des ilols ot^ iU Me jouent ; \\h ont de pliiA la Ixuicbe ai petite , qu*ila rongent souvent Tappftl san^He pren<lre h riiumeçon ; et leur peau aan» draille;*, connue celle de la rouaflette, e.Ht ai dure, qu'on uumque souvent de lea harponner avec le trideut dont les pointea aont le mieux acdrdes. François (laurbe dit même qu'on a beaucoup de peiue h eulamer leur peau avec le couteau le mieux allild. (Test •ur lea mêmes rivages de TAscension que Pou trouve la murène, espèce d'anguille de rocher, très-bonne à manger, dont la peau est parse* mde de fleurs dordes. Ou peut dire en gdiidrai, que chaque rocher de la mer est frdquentd par une foule de poissons dont les couleurs sont les plus éclatantes ; tels cpu^ les dorades, les perroquetai lea Kèbresi lea rougets, et une multi-
l6o ETUDES
tude d'autres, dont les classes mêmes nous sont inconnues. Plus les rochers et les ëcucils d^une mer sont multipliés , plus les espèces de poissons saxatiles y sont variées. Voilà pourquoi les îles Maldives qui sont en si grand nombre , fournissent, à elles seules , une multitude prodigieuse de poissons , de couleurs et de formes très-différentes , dont la plupart sont encore inconnues à nos ichthyologistcs.
Toutes les fois donc que Ton voit un poisson brillant , on peut assurer qu'il habite le rivage ; et au contraire, qu'il vit en pleine eau , s'il est de couleur sombre. C'est ce qu'on peut vérifier dans nos rivières mêmes. L'éperlan argenté , et Tablette dont les écailles servent à faire de fausses perles, se jouent sur les grèves de la Seine, tandis, que l'anguille de couleur sombre d'ardoise, se plait au milieu et au fond de son canal. Cependant il ne faut pas trop généraliser ces lois. La nature , comme nous Tavons dit , les ramène toutes à la convenance des êtres et à la jouissance de l'homme. Ainsi, par exemple, quoique les poissons de rivage aient en général des couleurs éclatantes, il y en a cependant, parmi eux, plusieurs espères qui sont constamment rembrunies. Tels sont , non-seulement ceux qui nagent mal, comme les soles, les turbots, etc.; mais ceux qui habilcnl quelques parties des rivages qui ont des couleurs gaies. Ainsi la tortue,
DE LA NATURE. iGl
qui paît au fond de la mer des herbes vertes, ou qui se traine, la nuit, siu- les sables blancs <, pour y déposer ses œufs , est de couleur sombre ; ainsi , le lamentin , qui entre dans le canal des fleuves de T Amérique pour paître, sans sortnrde Feau, Therbe de leurs rivages, se détache de leur verdure par la couleur rembrunie de sa peau.
Les poissons saxatiles, qui trouvent aisément leur sûreté dans les roches par leur légèreté à nager, ou par la facilité d'y trouver des retraites dans leurs parties caverneuses, ou de s'y défendre de leurs ennemis par des armures , ont tous des couleurs vifves et éclatantes , excepté les cartilagineux : tels sont les crabes couleur de sang, les langoustes et les homards azurés et pourprés, entre autres, celui auquel Rondelet a donné le nom de tJultis à cause de sa beauté ; les oursins violets à baguettes et à pointes, les nérites contournées en rubans roses et gris, et une multitude d'autres. Il est très-remarquable que tous les poissons à coquille, qui marchent et voyagent, et ({ui, par conséquent, peuvent choisir leurs asyles, sont dans leur genre ceux qui ont de plus riches couleurs : tels sont les nérites dont je viens de parler, les porcelaines semblables ;\ du marbre poli , les olives ' nuancées comme du velours de trois et quatre couleurs, les harpes qui ont les rie lies teintes des plus belles tulipes , les tonnes maillées comme des a. II
Mili'A <l(« pi«r<lriii, qui t^f prmii^fii'ril A rrmihra ili» ttiM<ltV'|fori'A, i«l lonli*M li'M imrtitli*!» iIi«m iittitMltitii i|tii V('fifonri*nl iIiiiim le Mfthli* pour m^jt fiiittlrr k VhUn. Li«M hivMlvi'M, loinmi* le ftiaiil(«ini iIii^mI, i;oiilriir <IVrftrhtli« i*l. «roi'iiiiKis i«l uni* foiili* dW Iri*/» roi|tiill<iK<<A v(»yMKi'iirM| noiil nnpritifiU île» l'oiilciir/i li«M plti/» viviïi»! H form^nl iivi«r Im diff^f'i*nlA I'oimIa iIi* la ifif*r <lrA li/inrionii^A ^««HMiilâlrfii fohili«iiii«iil inroiiniH«A. MmU iriiK f|iii ni* niiirigfii^itl (Mm , roiiirtir* momI Im (»hipiii'l ditM ItiilIrMi ilrA niim ifU^ri<lioiiftli*iii, (pli Morit MuivNti aillii^M«ftfiiM miir f'orlii*M tti^irii*M, ou ri*iuVpiiMonl p/'rp«^hiHli«mmtl b riuirtr iIaua IrA d^IroiU, roinmr* Ii«a mmilf^A rt li'M pifiui*/! uuirini'M iill»rli/'i«M au« rfiill^ux pur dM fiU, ou ivu% qui m(« f'i*poi«cnl nu Mi*iu di*A ffindri^* poirt», IrU qui* li'A iinlirn dr Nor^, ou i'm% qui M(uil loul h Uû\ ploug/'A lui Ai^iu di^M ror» inlntirc», rotturu* li«/i daiU dr hi M/*diliM'nui/*r , ou vtu% qui, iuiniolulf'A'par leur poid/i qui Aiu'p/iM(* quHquri'oinM*lui dr phmirurA quiul/uu, piivi*ul Im ^turfAri* i\vf^ iTMth^ rouMtM' hi luil/'i' ditA Moluqui*Af H IrM ((t'o/i uuivaIvr'Af U«U que Ir» liur((o/i, pU^^ ou i*fiiui rru« qui, ji* rroi/^, aouI iivrugli'M, litl* qui* IrA li''pim qui ViiMailii'ril rn i'omuiul h* vid«« Aurlu fmtUu'i* luïAUuIr dr<« t'orlirr^; louti'A n*M l*Ap^rl'/k di' roquilliiK''/^ ^onl de lii i oidi*iU' di*M fond» qu% luduli'ul, idiu d'^hr uioiuM api'n;Uf« di« Icmii'a i«im
hf'UMA.
Il l'Ai rn<ori* h^M dif^ur d'olmrnaliou qur,
DR LA N\TI)HK. i(i3
quelque phiairur» tie ces coi|aUlugt\% siMiMiUiit^s aoient revêtu» de peaux i^uibruuio» et veluos» connut ceux qu'un appollo cuniels rt rouleaux » ou d'une pellicule noiu' tlo h uuauce des galet» où ib a'uttachent « i ouune ie^» moule» de Magelbu » ou enduit» d'un tari re couleur de va»e, comme b» lëpua et le» hurgo», il» ont »ou» leur» »ombiY» »urlouta de» nacre» et de» teinte», dont b heauté efface souvent celle de» cm|uillage» qui ont le» coubun apparente» le» plu» brillante». Ainsi, le lêpa» de Magellan, dt^pouillé de »on tartre par le moyen du vinaigre % pix^»ente la cou|h' la plu» riche« nuancfe de» couleui^ de la plu» belle «^caille de lorlue» et mélangée d'un or iTuibruni qu'on y aperçoit i iraver» un verni» chato)anl. La grande moule de Magellan cacbe de nithue »ou» une peau noire « le» nuance» orientale» de raui\>n\ On ne peut «Itribuer, comme aux coquille» de rinde, de ai ravia»ante» couleur» à Taction du »oleil »ur ce» coquilbge» iH'v^tu» de tartre» et de peaux, et qui vivent d'ailleui"» dan» un climat brumeux, abandonné, une grande {larliede Tannée, aux «ombre» lùver» et aux longue» temptHe».On peut dii^ que la nature n a voilé leur beauté que pour la conaei^er à Tliomme , et qu'elle ne le» a pbcé» aur le» boi'd» de» rivage», où la mer le» nettoie en le» roulant, que pour le» mettre à »a poiHée Àiivd, par un contraste admiralde, elle place le» coquilk» le» plu» iMriUaulc» .dan» )e» lieux le» plu»
l64 ETUDES
dévastés par les éléments ; et par un antre con* traste non moins étonnant, elle présente aux pauvres Patagons des cuillers et des coupes dont Téclat remporte, sans contredit, sur la plus riche vaisselle des peuples policés.
On peut inférer de ceci, que les poissons et le» coquillages qui ont deux couleurs opposées, vivent sur deux fonds différents , ainsi que nous Favons dit des oiseaux, et que ceux qui n^ont qu^une cou* leur, ne fréquentent qu^un seul fond. Je me rappelle, en effet, qu*en faisant le tour de Tlle-de- France à pied, sur le bord de la mer, j^ trouvai des néritcs à fond gris cendré et à ruban rouge , tantôt sur des rocbes brunes, tantôt sur des madrépores blancs à fleur couleur de pêcher : elles contrastaient de la manière la plus agréable , et paraissaient, au fond des eaux, sur les plantes marines, comme leurs fruits. J^y trouvai aussi des porcelaines toutes blanches à bouche couleur de rose, et renflées comme des œufs, dont elles portent le nom. Mais il me serait difficile de dire maintenant si elles étaient collées aux rochers bruns ou aux madrépores blancs. On trouve pareillement sur les côtes de Normandie, au pays de Caux, deux sortes de rochers, Fun de marne blanche qui se détache des'falaises; Tautre, formé de bisets noirs qui sont amalgamés avec celui-ci. Or, je n'y ai vu , en général , que deux sortes de limaçons de mer, appelés vignots, dont une, qui
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fM fort commune et quo Ton mnngf , caI toute noire , et Tautre est blanche avec la bouche lav<^c de rouge. De dire, maintenant si les limaçons blancs s^attachent aux rochest l)lanches,et le.n limaçons noirs aux roches noires, ou si cVst tout le contraire ; c'est ce que je ne peux aflirmer, parce que je ne Tai pas obsrrv<^. Mais, soit «prils (ornient avec ces roches des consonuances ou des contrastes, il est bien singulier (pie, comme il n'y a que deux esp^ces île roches, il n'y ait que deux espcVesde limaçons. Je serais porté ;\ croire que les limaçons noirs se collent de préférence aux roches noires; car j'ai remanpié «pf^k Tllede-France il n'y a ni limaçons noirs , ni moules aotres, parce cpi'il n'y a pas dans la mer de cailloux précisément de cette couleur, et que je suis bien sAr «pie les moules sont toujours de la couleur du fond sur lequel elles vivent : celles <te rile - de - France sont brunes. D'un autre c<Mé, il n'en faudrait pas conclure cpie ces cocpiillages doivent leurs nuances aux rochers «pi'ils nucent; car il s'ensuivrait que les rochers du détroit de Magellan, qui donnent des moules et des lépas si riches en couleurs, seraient pétris de nacre, d'opales et d'améthystes ; «railleurs chaque t*oche nourrit descocpiillages de couleur iort diiTérente. On trouve au pied des rochers <lu pays de Oaux, chargés de vignots noirs, des homards apurés, des crabes marbrés de rouge et de brun « et des lé-
gir)rt<i (h moulo^ A\m blrtu noir^ arêc <les lëpM <riin |;ri/i rcndri^* Toim cmh coquillages vÎTânti foriTicjit li'A liarmonira Ii*fi pliiA agr^ablei^ arec nni^ multiliiclc ilc* plaiiu*^ marincii qui tapiiaenl ci'A rorhi*!'/! liiancA cl' noim , par leur» coideiir» pourprc^rfl, gri/icff, coiilctir de rouille, branea et vifrU'ft , !•! par la varîiftrf de Icwra formci et de InirM agrc^gationfl en feiiillcA de chi^nea, en hotippeA d^'Toupc^e», en guirlandes, en feMoni, et en longA rordons, que Ica flotA agitent de toatea les mitmhrcH. Kn vc^ritc^, il n^y a point de peintre qui pAl ronipofler de AemlilafileA groupes j quand il IcA imaginerait k plaisir. Beaucoup de ces harmonie» niarincA me Aonl (^chapp^es , car je les croyais alon^deApnVlHdu hai^ard. Je le» voyais, je lejadmiraifi, et je» ne Irs obseiTais pas : je soupçonnai cependant, d?'s re lemps-là, cpie le plaisir que h*ur rrlsemble tnc* donnait, tenait h quelque loi cfui mV*lait inconnue*.
J'rn ai dit assez pour faire voir ccmibien le» tiaturalisles ont mulili^ la plus belle portion de riiistoire naturelle, en rapportant, comme ib font la plupart, des descriptions isolifes d'animaux et de plantes , sans rien dire de la saison et du liru où ils les trouvent. Ils leur ont ôt^, par cette n(^gligence, toute* leur beauté^; car il n^y a point d'animal ni de plante, dont le point harmonifpie ne soit fixét h certain site, & certaine heure du i(mr ou de la nuit, au lever, au coucher du so-
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Jeil « aux phases de la lune et aux tempêtes même, lant lea autres contrastes et convenances qui rélultent de ceux-là.
Je suis si persuade^ de l'existence de toutes ces harmonies « que je ne doute pas qu'en voyant la couleur d^un animal, on ne puisse di^tenniner àpeu-près celle du fond qu'il habite, et (|u'en suivant ces indications, on ne parvienne à faire de.s découvertes très-curieuses. Par exemple , on n'a poiut encore trouvé sur aucun rivage la corne d*animon, ce fossile si commun et d'ime grosscMir si considérable dans nos carrières. Je pense qu'il £iudrait cherdier ce co(|uillage rembruni dans les ' lieux marins herbus , tels que sont ceux où paissent les tortues de mer. Je ne crois pas qu'on se soit encore avis<^ de draguer ces fonds , à cause de l'abondance des plantes marines qui y croissent, et parce qu'ils sont souvent a une grande profondeur, et fort ëloignt^s des cAtes : tels sont ceux qui sont aux environs du Cai>-V crt, ou , selon d*aulres, vers la Floride, et qui, dans certaines saisons , laissent flotter leui*s herbes en si grande quantité, que la mer en est couverte dans des espaces de trente et quarante lieues, de sorte que les vaisseaux ont bien de la peine à y naviguer. Si on trouve les coquillages les plus brillants sur les fonds sombres , on doit trouver un coquillage sombre sur des fonds verts.
Ces contrastes se rencontrent même dans les
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aoIa bniLs de la terre, comme je pourrais le d^ montrer cWidcmment, si le temps me le permçl' tait. On peut s'en convaincre en faisant ce seul raisonnement. Si une cause uniforme et mëcani'^ que avait procluil le globe de la terre , il devrait être par-tout de la même .matière et de la même couleur; les collines, les montagnes, les rocher», les sables, devraient être des amalgames ou de» débri» les uns des autres; or, c'est ce qn^on ne trouve pas dans un canton, même d'une petite étendue. Kn général , comme nous Tavons dit, les terres sont blanches au nord, et rembrunies au midi , pour y réfléchir la chaleur dans le premier cas, et l'absorber dans le .second; mais, malgré ces dispositions générales , vous trouvez dans chaque lien en particulier la plus grande variété. Vous voye/dans le nuUne canton des montagnes ronge», i\v!^ roches noires, des terres blanches, des sable» jaunes. Leur matière est aussi variée que leur couleur; il y a des granits, des pierres calcaires, de» gypses ou plAtres, et des sables vitrifiables. A l'Ilede-France, les roches des montagnes sont noirâtres, les terres des vallées rouges, et les sables du rivage blaiirs. Les roches y sont vitrifiables, elle» sables calcaires. Lorsque j'étais dans cette île, un particulier ayant voulu établir une verrerie, il lui arriva le contraire <le ce qu'il s'était proposé; car, ayant mis le feu à son fourneau avec beaucoup de pompe et d^appareil le sable dont il comptait
nr. hK HATtinK. r(n)
hive flti vrrrf na changon vn cUmx « f t len pirrri'n ieêon fotimrnii iH* vilnfi^rcnt.(^lloiqt^il aoiI vitre de voir clf»fi tcrn*fi hlanrlirA onlrr lf*H lropif|urA, ce|NsnclAtit IcA nablcH lilancfi y iii>nt rommiinA Miir len rivdgrM. Il i*iil corlain qui* rrtic roiiloiir, par ion c^clat ft Aa ri^frarlion h VUormni, fait aprrrc*voir (If* fort loin te*» Icrrc^M hafiMm, rotntnr Ta fort. birn rmnarqiid Jrafi*IIiigiicfi de Linnrhotcn, qui, lanA CM viKim poAi^cA par la nature Mur la plupart flm rôle« «ouihreM rt haniirA do rtndr , y aurait ^lioui^ plunirum foiM. Sur Ic*m cAtcn du payti de Cmux^ Im fiablen nonl griA, inaiA leA TalairteM noîiI blanrhet; aver rela ellen ^ont* divini^eA en liandes noireM et hori/ontalen de cailloux, qui y fornieni den rontrartteH InVapparenlA au loin.
il y tt deft lieux où il ^e trouve deM rorlieM htandieu el de* terres rouget , riunute dauft le* carri^reu de pierre.n de meulière ; il en riimdle alorn de* effetu IriVagrc^alde/i, nurloul avec leurn arrennotreA natureU en végc^laux et en animaux. Je mVrarleraiw Irop^i jVnlrai^ dan.n quelque dc^lail k re nujet : il nie Muflil de reeommander aux naturaliAtea dViudier la nature eoirnne Umï Ich grandu peintreM ; r'eMi -à-dire , en réunisHanl len harmonies deft Iroifi rc^gne.H. Tout honnne (|ui Toi» Mrvera ainfd, verra un jour nouveau ne n*pandn* iurnen leciureft de voyagea el d'iiintoirenalurelle, quoique leur«( auleur^ ne parirui preAcpie jamais de i*e« ronlranteA que par liimard el ftauA n'en dou •
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ailes de perdrix, qui se promènent à Tombre dès madrépores , et tontes les familles des miiralyes qui s^ enfoncent dans le sable pour s^y mettre à Tabri. Les bivalves, conmie le manteau ducal, couleur d'écarlate et d^orange , et une foule d'autres coquillages voyageurs, sont empreints des couleurs les plus vives, et forment avec les différents fonds de la mer des harmonies secondaires totalement inconnues. Mais ceux qui ne narigoent pas , comme sont la plupart des huîtres des mers méridionales, qui sont souvent adhérentes aux roches mêmes, ou ceux^qui sont perpétuellement à Tancre dans les détroits , comme les moules et les piunes marines attachées aux cailloux par des fils , ou ceux qui se reposent au sein des maidré^ pores, tels que les arches de Noé, ou ceux qui sont tout-à-fait plongés au sein des rocs calcaires, comme les dails de la Méditerranée , ou ceux qui , immobilcs*par leur poids qui surpasse quelquefois celui de plusieurs quintaux, pavent la surface des rescifs , comme la tuilée des Moluques , et les gros univalves, tels que les burgos,etc., oa enfin ceux qui, je crois, sont aveugles, tâs que les lépas qui s^attachent en formant le vide sur h surface luisante des rochers ; toutes ces espèces de coquillages sont de la couleur des fonds qu'ils h2J)itent , afin d'être moins aperçus de leurs ennemis.
11 est encore très - digne d'observation que>
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quoique plusieurs de ces coquillages sédentaires soient revêtus de peaux rembrunies et velues, comme ceux qu'on appelle cornets et rouleaux , ou d'une pellicule noire de la nuance des galets 6ù ils s'attachent, comme les moules de Magellan, ou enduits d'un tartre couleur de vase, coiiime les lépas et les burgos, ils ont sous leurs sombres surtouts des nacres et des teintes, dont la beauté efface souvent celle des coquillages qui ont les couleurs apparentes les plus brillantes. Ainsi, le lépas de Magellan , dépouillé de son tartre par le moyen du vinaigre , présente la coupe la plus riche , nuancée des couleurs de la plus belle écaille de tortue , et mélangée d'un or rembruni qu'on y aperçoit à travers un vernis chatoyant. La grande moule de Magellan cache de même sous une peau noire, les nuances orientales de Taurore. On ne peut attribuer, comme aux coquilles de l'Inde, de si ravissantes couleurs à l'action du soleil sur ces coquillages revêtus de tartres et de peaux, et qui vivent d'ailleurs dans un climat brumeux, abandonné, une grande partie de Tannée, aux sombres hivers e% aux longues tempêtes. On peut dire que la nature n'a voilé leur beauté que pour la conserver k l'homme , et qu'elle ne les a placés sur le^ bor43 des rivages, où la mer les nettoie en les roulant, que pour les mettre à sa portée Ainsi , par un contraste admirable , elle place les coqqiUiç^ les plm^ ]>x'illantes fXms les lieux les plus
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déyuèiis par le» élémcul^ ; et par un autre contraste* non moins (étonnant , elle pressente aux pauvres i'alagons des cuillers et des coupes dont Féclal remporte f sans contredit, sur la plus riche vaisselle des peuples policc^s.
On peut infi^rer de ceci, que les poissons et les coquillages «pii ont deux couleurs opposées, vivent sur deux fonds différents, ainsi que noua Favons dit des oiseaux, et (|ue ceux qui n'ont qu^lnc couleur, ne fréquentent (|u*im seul fond. Je me rappelle, en effet, (|uVn faisant le tour de Tlle-dc- France à pied, sur le bord de la mer, j'y trouvai des nériles à fond gris cendré et à ruban rouge, tantôt sur des rorlies brunes, tantôt sur des madrépores blancs h flcMir couleur de pécher : elles contrastaient de la nlani^re la plus agréable , et paraissaient, au fond des eaux, sur les plantes marines, connue leurs frilitn. J'y trouvai aussi des porcelaines toutes blanches h bouche couleur de ros4% et renflées comme des œufs, dcmt elles portent le nom. Mais il me serait difficile de dire maintenant si elles étaient collées aux rochers bruns ou aux madrépores blancs. On trouve pareillement sur les ciMesde Normandie, au pays de llaux, deux sortes de rochers, l'un de marne blanche cpii se détache des* falaivses; l'autre, formé de bisets noirs qui sont amalgamés avec celui-ci. Or, je n'y ai vu, en général, que deux sortes de limaçons de mer, appelés vignots, dont une, qui
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est fort commune et que Ton mange , est toute noire , et Tautre est blanche avec la bouche lavée de rouge. De dire maintenant si les limaçons blancs s*attachent aux roches blanches, et les limaçons noirs aux roches noires , ou si c'est tout le contraire ; c'est ce que je ne peux affirmer, parce que je ne Tai pas observé. Mais, soit qu'ils for* meut avec ces roches des consonnances ou des contrastes, il est bien singulier que, comme il n'y a que deux espèces de roches , il n'y ait que deux espèces de limaçons. Je serais porté à croire que les limaçons noirs se collent de préférence aux roches noires ; car j'ai remarqué qu'à TUe* de-France il n'y a ni limaçons noirs , ni moules Qoires, parce qu'il n'y a pas dans la mer de cailloux précisément de cette couleur, et que je suis bien sur que les moules sont toujours de la couleur du fond sur lequel elles vivent : celles de rilc - de - France sont brunes. D'un auti-e côté , il n'en faudrait pas conclure que ces coquillages doivent leurs nuances aux rocliei^ qu^ils sucent : car il s'ensuivrait que les rochers du détroit de Magellan , qui donnent des moules et des lépas si riches en couleurs, seraient pétris de nacre, d'opales et d'améthystes ; d*ailicui*s chaque roche nourrit des coquillages de couleur fort différente. On trouve au pied des ix)chers du pays de Caux , chargés de vignots noii-s, iles homards azurés, des crabes marbrés de rouge et de brun , et des lé-
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gioiis de moules d^un bleu noir, avec dt$ lëpas d'un gris cendré. Tous ceÀ coquillages vivants forment les harmonies les plus agréables , avec une multitude de plantes marines qfai tapissent ces rochers blancs et' noirs , par leurs couleurs pourprées, grises, couleur de rouille, brunes et vertes-, et par la variété de leurs formes et de leurs agrégations en feuilles de chênes, en houppes découpées , en guirlandes , en festons , et en longs cordons, que les flots agitent âe tontes les manières. £n vérité , il n'y a point de peintre qui pût composer de semblables groupes , quand il les imaginerait à plaisir. Beaucoup de ces harmonies marines me sont échappées , car je les croyais alors des effets du hasard. Je les voyais , je les admirais, et je ne les observais pas : je soupçonnais cependant, dès ce temps -là, que le plaisir que leur eriscmblc me donnait , tenait à quelque loi qui m'était inconnue.
J'en ai dit assez pour faire voir combien les naturalistes ont mutilé la plus belle portion de l'histoire naturelle , en rapportant , comme ils font la plupart, des descriptions isolées d'animaux et de plantes , sans rien dire de la saison et du lieu où ils les trouvent. Us leur ont ôté , par cette négligence , toute leur beauté ; car il n'y a point d'animal ni de plante, dont le point harmonique ne soit fixé à certain site , à certaine heure du jour ou de la nuit , au lever, au coucher du so-
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leil , aux phases de la lune et aux tempêtes même, •ans les autres contrastes et convenances qui résultent de ceux-là.
Je suis si persuadé de l'existence de toutes ces harmonies, que je ne doute pas qu'en voyant la couleiur d'un animal, on ne puisse déterminer à* peu-près celle du fond qu'il habite, et qu'en suivant ces indications, on ne parvienne à faire des découvertes très-curieuses. Par exemple , on n'a point encore trouvé sur aucun rivage la corne d*ammon, ce fossile si commun et d'une grosseur si considérable dans nos carrières. Je pense qu'il faudrait chercher ce coquillage rembruni dans les lieux marins herbus , tels que sont ceux où paissent les tortues de mer. Je ne crois pas qu'on se soit encore avisé de draguer ces fonds , à cause de l'abondance des plantes marines qui y croissent, et parce qu'ils sont souvent à une grande profondeur, et fort éloignés des côtes : tels sont ceux qui sont aux environs du Cap-Vert, ou, selon d*autres, vers la Floride, et qui, dans certaines saisons, laissent flotter leurs herbes en si grande quantité, que la mer en est couverte dans des espaces de trente et quarante lieues, de sorte que les vaisseaux ont bien de la peine à y naviguer. Si ùa trouve les coquillages les plus brillants sur les fonds sombres , on doit trouver un coquillage sombre sur des fonds verts.
Ces contrastes se rencontrent même dan^ les
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sols bruts de la terre , comme je pourrais le démontrer évidemment, si le temps me le permettait. On peut s'en convaincre en faisant ce seul raisonnement. Si une cause unifoi*me et mécanique avait produit le globe de la terre , il devrait être par- tout de la même .matière et de la même couleur; les collines, les montagnes, les rochers, les sables, devraient être des amalgames on des débris les uns des autres; or, c^est ce qu^on ne trouve pas dans \m canton , même d'une petite étendue. £n général, comme nous Pavons dit, les terres sont blanches au nord , et rembrunies au midi , pour y réfléchir la chaleur dans le premier cas, et l'absorber dans le second; mais, malgré ces dispositions générales , vous trouvez dans chaque lieu en particulier la plus grande variété.Vous voyez dans le même canton des montagnes rouges, des roches noires, des terres blanches, des sables jaunes. Leur matière est aussi variée que leur couleur ; il y a des granits, des pierres calcaires, des gypses ou plâtres , et des sables vitrifiables. A l'Ilede-France, les roches des montagnes sont noirâtres , les terres des vallées rouges , et les sables du rivage blancs. Les roches y sont vitrifiables, et les sables calcaires. Lorsque j'étais dans cette île, un particulier ayant voulu établir une verrerie , il lui arriva le contraire de ce qu'il s'était proposé; car, ayant mis le feu à son fourneau avec beaucoup de pompe et d'appareil le sable dont il comptait
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faire du verre se changea en chaux , et les pierres de son foiuneau se vitrifièrent. QuoiquUl soit rare de voir des terres blanches entre les tropiques , cependant les sables blancs y sont communs sur les rivages. Il est certain que cette couleur, par son éclat et sa réfraction à Thorizon , fait apercevoir de fort loin les terres basses , comme Ta fort bien remarqué Jean-Hugues de Linschoten, qui, sans ces vigies posées par la nature sur la plupart des côtes sombres et basses de Tlnde , y aurait échoué plusieurs fois. Sur les côtes du pays de Caux, les sables sont gris, mais les falaises sont blanches ; avec cela elles sont divisées en bandes noires et horizontales de cailloux, qui y forment des- contrastes très-apparents au loin.
Il y a des lieux où il se trouve des roches blanches et des terres rouges , comme dans les carrières de pierres de meulière ; il en résulte alors des effets très-agréables , sur-tout avec leurs accessoiresjiaturels en végétaux et en animaux. Je m^écarterais trop si j'entrais dans quelque détail à ce sujet : il me suffit de recommander aux naturalistes d'étudier la nature comme font les grands peintres ; c'est-à-dire , en réunissant les harmonies des trois règnes. Tout homme qui l'ol)servera ainsi, verra un jour nouveau se répandre sur ses lectures de voyages et d'histoire naturelle, quoique leurs auteurs ne parlent presque jamais de ces contrastes que par hasard et sans s'en dou-
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ter. Mais on sera soi-même i portée d*en trouver les effets ravissants, daas ce qu'on appelle la nature biiite , c'est-à-dire , celle .où ThoranM n*a point mis la main. Voici un moyen assuré j)it ks reconiiaître : c'est que toutes les fois qu^im objet naturel vous présente un sentiment de plaisir, vous pouvez éti^c certain qu'il vous offre quelqœ concert harmonique.
Certainement les animaux et les plantes du même climat n'ont reçu ni du soleil ni des élé- ' ments, des livrées si variées et si caractéristiqoes. Il y a mille obsenatlons nouvelles à faire sur leurs contrastes. Qui ne les a pas vus dans kur lieu naturel , n'a point encore connu leur beanté ou leur difformité. Non-seulement ils sont en opposition avec les fonds de leurs habitations, mais ils le sont encore entre eux de genre à genre ; et il est remarquable que lorsque ces contrastes sont établis, ils existent dans toutes les parties des deux individus. Nous dirons quelque chose de ceux des plantes dans l'étude suivante , en effleurant simplement ce ravissantet inépuisable sujet. Ceux des animaux sont encore plus étendus ; ils sont opposés non-seulement en formes et en allures Y mais en mstincts ; et avec des différences si marquées , ils aiment à se rapprocher les uns des autres dans les mêmes lieux. C'est cette consonuance de goûts qui distingue , comme je l'ai dit, les êtres en contraste , de ceux qui sont con-
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de quatre daiM la tc^te, ont dai contrastes |iarliculûpniquîcl<?tac}irnt IcMin» fonmr» splurriques par drs fomiTA radiée*», ci Icmii'h coiilcui-^^clatan- IM par des teîntcH n!inl»nirii(r.H. Ainsi, Torganc brillant di* la vue est contraste par lessourciU; €€U% de Todorat et du goût, par les moustaches; celui de Touïe, par cette partie de la cticvelurc, qu^on apinrlIey/A^om, qui sépare les oreilles du riMge; et le visage lui-même est distingué du reste de la t^ti*, par la barbe et par les clieveux.
Kous n'examinerons pas ici les autres proportions de la figure humaine, dans la fonne cylindrique ducou, oppo^*e au sphéroïde de la tête et k la surface plane de* la poitrine ; les formes hémispliériques du S4?in , qui contrastent avec celleci, ainsi que les pyramides cylindriques des bras et des doigU avec Tomoplate des épaules ; ni les consonnances des doigts avec les bras , par trois articulations s<*mblabres ; ni um* itiultilucle d'autres courbes et d'autres harmonies qui n'ont pas même encore de nom dans aucune langue , quoiqu'elles soii^nt dans tous les pays l'expression toute-puissante de la beauté. Ia^ cort>s humain est le seul qui réunisM? en lui le!» modulations i*t les concerts les plus agréables des cinq fonnes élémentaires et des cinq couleurs primorcUalrs, sans qu'on y voie les oppositions âpres et rudes des bêtes, tellesque tes pointesdesliérissons, les cornes des taureaux, les défenses des sangliers, les griffes
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moins harmoniques, ni moins convenables am besoins de cliaque espèce. ^
Les haimonies, les consonnances, les progrès* siens et les contrastes doivent donc être comptéi parmi les premiers éléments de la nature. Ccst à eux que nous devons les sentiments d^ordre, de beauté et de plaisir que nous éprouvons à la vue de ses ouvniges, comme c'est de leur absence que naissent ceux du désordre, de la laideur et de Tennui. Ils s\Uendcnt également à tous les règnes ; et quoique je me sois borné , dans le reste de cet ouvrage , à n'en examiner Jcs efleb que dans le seul règne végétal , je ne saurais cependant résister au plaisir de les indiquer au moins dans la figure humaine, (^est en elle que la nature a rassemblé toutes les expressions harmoniques par excellence. J'en vais tracer une faible esquisse. A la viirité , ce n'en est pas ici le lieu; et je n'ai même le loisir de mettre en ordre qu'une partie des observations que j'ai rassemblées sur ce vaste et intéressant sujet: mais le peu que j'en dirai suffira pour détruire Topinion que des hommes trop célèbres parmi nous, ont mise en avant, savoir, que la beauté humaine était arbitraire. J'ose mémo me flatter que ces essais informes engageront les sages qui aiment la nature et qui (heichent à connaître ses lois, i creuser dans les flc-nos de celte moniague prol'onde où la vcriié s^e^t en&evclie. Leuis lumières
multipliées les guideront, sans peine, le long de cette mine, dont je n^ai entamé en aveugle que les premiers filons. Elles les conduiront à des ▼eiues bien plus riches, puisque, pour ainsi dire, au fond d'une vallée et sur les sables d'un pclit ruisseau , j'ai recueilli pour ma part quelques grains d'or.