‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 131 sur 151 · PETITES MISÈRES D’AOUT · texte numérisé non relu

PETITES MISÈRES D’AOUT

Oh! quelle nuit d’étoiles, quelles saturnales ! Oh ! mais des galas inconnus Dans les annales Sidérales 1

Bref, un Ciel absolument nu !

O Loi du Rythme sans appel !

Que le moindre Astre certifie Par son humble chorégraphie.

Mais nul spectateur éternel.

Ah ! la Terre humanitaire N’en est pas moins terre-à-terre !

Au contraire.

La Terre, elle est ronde Comme un pot-au-feu, C’est un bien pauv’ monde Dans l’Infini bleu.

Cinq sens seulement, cinq ressorts pour nos essors.. Ah ! ce n’est pas un sort !

Quand donc nos cœurs s’en iront-ils en huit ressorts

Oh ! le jour, quelle turne !

J’en suis tout taciturne.

Oh ! ces nuits sur les toits !

Je finirai bien par y prendre froid.

Tiens, la Terre,

Va te faire Très lan-laire !

— Hé ! pas choisi D’y naître, et hommes !

Mais nous y sommes, Tenons-nous-y.

DES FLEURS DE BONNE VOLONTÉ

La pauvre Terre, elle est si bonne !... Oh ! désormais je m’y cramponne De tous mes bonheurs d’autochtone.

Tu te pâmes, moi je me vautre.

Consolons-nous les uns les autres.

POÉSIES

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