‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 45 sur 151 · DE LA FIN DES JOURNÉES · texte numérisé non relu

DE LA FIN DES JOURNÉES

Vous qui passez, oyez donc un pauvre être, Chassé des Simples qu’on peut reconnaître Soignant, las, quelque œillet à leur fenêtre !

Passants, hâtifs passants,

Oh ! qui veut visiter les palais de mes sens ?

Maints ciboires De déboires.

Un encor !

Ah ! l’enfant qui vit de ce nom, poète !

Il se rêvait, seul, pansant Philoctète

Aux nuits de Lemnos ; ou, loin, grêle ascète.

Et des vers aux moineaux,

Par le lycée en vacances, sous les préaux !

Offertoire,

En mémoire D’un consort.

Mon Dieu, que tout fait signe de se taire !

Mon Dieu, qu’on est follement solitaire !

Où sont tes yeux, premier dieu de la Terre Qui ravala ce cri :

« Têtue Eternité ! je m’en vais incompris... » ?

Pauvre histoire !

Transitoire Passeport ?

J’ai dit : mon Dieu. La terre est orpheline Aux ciels, parmi les séminaires des Routines. Va, suis quelque robe de mousseline...

— Inconsciente Loi,

Faites que ce crachoir s’éloigne un peu de moi !

Vomitoire De la Foire, C’est la mort.

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