CHAPITRE HUITIÈME
sit dans la cour et dans le cachot d^Hyeronimo, et les laissa seuls ensemble dans la chapelle.
J'avais eu soin de ne pas me montrer, de peur qu'une exclamation du bon frère quêteur ne révélât mvotonlaireroent ma ruse et ma personne au bargello. Quand je redescendis de ma tour dans le préau pour mon service, Hyeronimo avait eu le temps de prévenir le moine de ma présence.
— Je le savais, lui dit cotre saint ami , la zampogne que j'avais entendue au sommet de la lour de la prison m*avait révélé la présence de Fior d'Aliza derrière ces grilles; seulement j'ignorais par quel artifice la pauvre innocente avait pu s'introduire si près de toi. Rassure-toi, avait-il ajouté, je ne serai pas plus dur que la Providence, je ne séparerai pas avant la mort ceux qu'elle a réunis; je ne ferais rien connaître au bargello ni à sa femme de votre secret, ; il est peut-être dans les desseins de celte Providence.
Après avoir parlé ainsi et prié un moment avec Hyeronimo dans l'oratoire, le saint prêtre en sortit, et, me rencontrant sous le clottre, il me donna son chapelet & baiser* et il me le colla fortement sur les lèvres comme pour me dire : Silence I
Je me gardai bien, à cause des autres prisonniers d'avoir l'air de connaître le frère quêteur. Je restai longtemps à g«ioux, pleurant tout bas contre la muraille,' après qu'il fut sorti du cloître. H s'en alla demander asile à un cou* vent voisin de son ordre, promettant à la femme du èar-
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336 FIOH D'ALIZA.
gelto de revNiir tous les matins dire la messe, et tous les soira.doimer la bénédiction au jeune criminel.