CHAPITRE PREMIER
a Honument écroulé, que l'écbo seul habite
Ponssiëre du passé qu'un vent stérile agite ;
Terre, ou les flls n'ont plus le sang de leurs aleui.
Où 8or au sol vieilli les hommes naisseot TÎeuz,
Où le fer avili ne frappe que dans l'onabre,
Où sur les fronts voilés plane un nuage M>mbre,
Où l'amour n'est qu'un piège et la pudeur qu'un fard,
Où la ruse s faussé le rayon do regard,
Où les mots énerrés ne sont qu'un bruit sonore.
Un onage éclaté qui retentit encore :
Adieu ! Pleure ta cbute en vantant tes héros I '
Sur des bords où la gloirft a ranimé leurs os,
Je vais chercher ailleurs (pardonne, ombre romaine 1}
Des hommes, et uon pas de la poussière humaine!...
n Le ciel avec amour tourne snr toi les yeus ;
Quelque chose de saint sur les tombeaux respire,
La Poi sur tes débris a fondé son empire I
La Nature^ immuable en sa fécondité.
T'a laissé deux présents, ton soleil, ta beauté ;
Et, noble dans ton deuil, sous tes pleurs rajeunie.
Gomme un fruit du climat enfante le génie.
Ton nom résonne encore & l'homme qui l'entend.
Comme an glaive tombé des mains du combattant;
A ce bruit impuissant, la terre tremble encore.
Et tout cœnr généreux te regrette et l'adore.
■ Et toi qui m'as vu naître, Albion, cher pays Qni ne recueilleras que les os de ton fils.
Adieu I tu m'as proscrit de ton libre rivage; Mais dans mon cœur brisé j'emporte ton image. Et, fier do noble sang qni parle encore eu moi. De tes propres vertus t'honorant malgré loi,
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PIOR DALIZA.
Comme ce flU de Sparte allaDt à la victoire, Je consacre à ton nom ou ma mort ou ma gloire. Adien donci Je t'oublie, et tu peux m'oablier: Tu ne me reverraa que sur mon bouclier.
a Souvent, le hrae posé sur l'urne d'un grand homme,
Soit aux bords dépeuplés des longs chemins de Rome,
Sois sous la Toùle auguste où, de ses noirs arceaux.
L'ombre de Westminster consacre ses tomb.eaux,
En contemplant ces arcs, ces bronzes, ces statues,
Du long respect des temps par l'&ge revêtues,
Ëq voyant l'étranger d'un pied silencieux.
Ne toucher qn'en tremblant le pavé de ces lienx,
Et des inscriptions sur la poudre tracées
Chercher pieusement les* lettres effacées,
J'ai senti qu'à l'abri d'un pareil monament
Lear grande ombre devait donnir plus mollemenl;
Qne le bruit de ces pas, ce culte, ces images,
Ces regrets renaissants et ces larmes des âges.
Flattaient sans doute encore, au fond de leur cercueil,
De ces morts immortels l'impérissable orgueil;
Qu'un cercueil, dernier terme où tend hi gloire humaine,
De tant de vanités est encor la moins vaine ;
Et que pour on mortel peut être il était beau
De conquérir du moins, ici-bas, un tombeau?...
Je l'aurai I... Cependant mon cœur souhaite encore
Quelque chose de plue, mais quoi doncI il ignore.
Quelque chose au delà du tombeau I Que veux-tn î
Et que te reste-Wl à tenter?... La vertul
Et bien 1 pressons ce mot jusqu'à ce qu'il se brise I
S'immoler sans espoir pour l'homme qu'on méprise,
Sacrifier son or, ses voluptés, ses jours,
A ce rêve trompeur... maïs qui trompe toujours ;
zed.yGOOg[e